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Les coeurs brisés sont à haut risque d’infarctus durant 4 semaines

23/01/2012
Avec l’âge, la probabilité du deuil augmente. On considère qu’après 65 ans, 15% des hommes deviennent veufs et jusqu’à 45% des femmes. Or la perte d’un être cher est bien connue pour augmenter les risques d’anxiété, voire de dépression, et autres troubles, notamment cardiovasculaires (dont le risque est aussi bien connu pour augmenter avec l’âge). En effet, des études ont déjà suggéré que le décès d’un conjoint augmentait le risque de mortalité cardiovasculaire. Une nouvelle étude nous démontre que de telles conséquences cardiovasculaires s’observent principalement durant le premier mois qui suit le décès.

Quelque 2.000 personnes hospitalisées pour infarctus et ayant perdu un être cher (conjoint, parent, enfant, ami proche) ont été suivies et réparties en différents groupes en fonction du temps écoulé entre le moment du deuil et la survenue de l’accident cardiaque, soit dans les 24 heures suivant le décès (le cas pour 19 patients) ou dans les 1 à 6 mois précédents (le cas pour 270 patients).

Résultat, le risque de survenue d’un infarctus est 21 fois plus élevé dans les 24 heures suivant la mort d’un proche. Ce risque est encore multiplié par 5, une semaine après le décès, puis diminue encore progressivement, mais reste élevé durant les 4 semaines suivant le deuil.
Bien entendu, le risque d’accident est plus élevé chez les personnes qui présentent déjà un risque cardiaque élevé, avec en moyenne sur 10 ans, 1 infarctus pour 815 personnes en situation de deuil. Parmi les personnes ayant un risque cardiaque modéré, ces chiffres sont de 1 infarctus pour 1725 personnes, et de 1 pour 3543 en cas de risque cardiaque faible. L’expression « avoir le coeur brisé » est vraiment bien choisie !

Ainsi, les personnes subissant la perte d’un être cher doivent être surveillées étroitement sur le plan cardiovasculaire très rapidement après l’événement.
Parallèlement, l’entourage des proches pour aider à surmonter un tel traumatisme est prépondérant pour limiter le stress, la colère, l’anxiété… et ainsi contribuer à diminuer les risques d’accident cardiaque...

(Source : Mostofsky E. et coll., Circulation, publication accélérée en ligne, 9 janvier 2012.)


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