La voiture autonome, entièrement gérée par ordinateur, devrait être commercialisée dès 2020. Entre autres avantages, elle se distingue par son faible risque d’accident. Mais alors, si les sinistres auto deviennent anecdotiques, que devient l’assurance auto ?
- La voiture autonome, source potentielle d’une forte baisse des accidents
- La nécessaire adaptation des assurances auto aux voitures autonomes
La voiture autonome, source potentielle d’une forte baisse des accidents
L’erreur humaine est la cause de plus de 90 % des accidents de la route. Les systèmes d’aide à la conduite (radar anti-collision, régulateur de vitesse intelligent, etc.) ont déjà fortement fait baisser le nombre de sinistres.
Selon une étude KPMG, le risque d’accident de la voiture autonome est si faible que l’on pourrait éviter, par an, en France, 30 000 hospitalisations et économiser 4 milliards d’euros.
Évidemment, cette révolution technologique s’accompagnera de bouleversements dans les métiers liés à l’automobile, notamment la réparation auto (13 milliards d’euros/an) et l’assurance auto (20 milliards d’euros/an).
La nécessaire adaptation des assurances auto aux voitures autonomes
Cette quasi-disparition programmée des sinistres devrait entraîner une forte baisse des primes d’assurance auto. Certes, l’intégration a posteriori des données actuarielles va temporiser, un temps, le phénomène. Les assureurs auto devront néanmoins faire rapidement un choix : s’adapter aux voitures autonomes ou disparaître.
Selon de nombreux experts, l’activité assurance auto pourrait être reprise par les constructeurs, en extension de leurs garanties déjà existantes.