Remboursement maintenu cures thermales 2026
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Cures thermales : le remboursement maintenu en 2026, mais pour combien de temps ?

L'adoption définitive du budget de la Sécurité sociale 2026 confirme officiellement l'abandon du projet de déremboursement des cures thermales, initialement envisagé pour réduire la prise en charge de 65% à 15%. Cette victoire pour les thermalistes, obtenue après une mobilisation sans précédent ayant recueilli 116 000 signatures de pétition, représente une sécurisation financière cruciale pour des milliers de patients souffrant de pathologies chroniques.

Une économie budgétaire préservée pour les curistes

Le maintien de la prise en charge actuelle évite potentiellement une hécatombe dans le secteur thermal. En effet, la majorité des curistes interrogés avaient déclaré qu'un passage du taux de remboursement de 65% à 15% les aurait contraints à renoncer à leurs cures annuelles. Cette décision préserve donc l'accès aux soins thermaux pour des patients souvent retraités, dont le budget serré ne pourrait supporter une augmentation drastique du reste à charge, déjà conséquent avec les frais d'hébergement et de transport.

Au-delà de l'aspect financier immédiat, cette mesure pourrait générer des économies indirectes pour l'Assurance maladie. De nombreux témoignages soulignent que les cures thermales permettent de réduire significativement la consommation médicamenteuse et le recours aux consultations spécialisées, particulièrement dans les domaines rhumatologiques et respiratoires.

Une sécurité juridique encore fragile à consolider

Malgré ce succès, les défenseurs du thermalisme demeurent prudents et réclament des garanties écrites formelles. L'engagement oral de la ministre Amélie de Montchalin de ne pas prendre de décret à l'encontre du remboursement nécessite selon eux une confirmation officielle par écrit. Cette vigilance se justifie par l'instabilité gouvernementale actuelle et les futures échéances budgétaires qui pourraient remettre ce sujet sur la table.

Le secteur thermal sait désormais qu'il doit anticiper les prochaines "manches" budgétaires. La demande d'évaluation des études menées par l'AFREth par la Haute Autorité de Santé pourrait constituer un enjeu décisif pour légitimer scientifiquement l'efficacité thérapeutique des cures et justifier durablement leur prise en charge publique face aux contraintes budgétaires croissantes de la Sécurité sociale.