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Assurance prêt immobilier : la garantie décès en détail
Décéder avant d'avoir remboursé son crédit immobilier : une situation rare, mais aux conséquences financières potentiellement lourdes pour les proches. C'est précisément pour cela qu'existe la garantie décès dans l'assurance emprunteur. Systématiquement associée à la garantie PTIA, elle constitue le socle de tout contrat d'assurance de prêt. Mais que couvre-t-elle exactement ? Dans quels cas peut-elle être refusée ? Comment choisir sa quotité ? Ce guide vous donne toutes les réponses.
En résumé
La garantie décès est le socle de tout contrat d'assurance emprunteur : en cas de décès, l'assureur rembourse le capital restant dû à la banque selon la quotité souscrite
Elle est quasi systématiquement exigée par les banques, bien que non légalement obligatoire
Elle couvre tous les types de décès (naturel, accidentel, maladie), sous réserve des exclusions contractuelles et légales
Le suicide est couvert à partir de la deuxième année du contrat, conformément à l'article L132-7 du Code des assurances
La quotité détermine le niveau de remboursement : un choix stratégique, particulièrement pour les co-emprunteurs aux revenus déséquilibrés
Qu'est-ce que la garantie décès et à quoi sert-elle ?
La garantie décès est la couverture de base de toute assurance emprunteur. En cas de décès de l'assuré avant la fin de son crédit immobilier — qu'il soit accidentel ou consécutif à une maladie survenue après la souscription — l'assureur rembourse directement à la banque le capital restant dû, à hauteur de la quotité souscrite.
Cette garantie protège deux parties simultanément :
la banque, qui récupère tout ou partie des sommes prêtées,
et la famille de l'emprunteur, qui est ainsi préservée des conséquences financières d'une dette immobilière et du risque de saisie du bien à défaut de remboursement.
La garantie décès est-elle obligatoire pour un prêt immobilier ?
Légalement, non. Dans les faits, aucun établissement bancaire n'accorde un crédit immobilier sans qu'une garantie décès soit en place. Elle est systématiquement exigée par les banques, associée à la garantie PTIA, comme condition d'octroi du prêt.
La garantie décès est soumise à une limite d'âge, variable selon les contrats. La plupart des assureurs couvrent l'emprunteur jusqu'à 70 ans, certains jusqu'à 80 ans sur des contrats spécifiques. Au-delà de cette limite, si un décès survient, le capital restant dû n'est plus pris en charge par l'assureur — les héritiers devront alors en assumer la charge.
Bon à savoir : Grâce à la loi Lemoine, vous êtes libre de choisir votre assureur en délégation d'assurance dès la souscription, et de changer de contrat à tout moment sans frais, dès lors que le nouveau contrat présente des garanties au moins équivalentes à celles exigées par votre banque. Consultez le guide APRIL sur les équivalences de garanties pour comparer les offres efficacement.
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Que couvre exactement la garantie décès ?
La garantie décès intervient quelle que soit la cause du décès — naturel, accidentel, maladie — sous réserve des exclusions prévues au contrat. Elle prend en charge le remboursement du capital restant dû à la date du décès, selon la quotité assurée.
La prise en charge est forfaitaire et immédiate : l'assureur rembourse directement la banque en une seule fois, sans que les héritiers aient à avancer les fonds. Ces derniers sont ainsi déchargés de la dette à hauteur de la part couverte — et peuvent conserver le bien immobilier si le prêt est intégralement soldé.
Cas concret : Julien, 44 ans, assuré à 100 %, décède d'un cancer diagnostiqué deux ans après la souscription de son assurance. Il reste 120 000 € à rembourser sur son prêt. L'assureur rembourse intégralement ce montant à la banque. Sa famille conserve le logement sans aucune mensualité à rembourser.
Dans quels cas l'assurance emprunteur refuse-t-elle de payer en cas de décès ?
Deux grandes catégories d'exclusions de garantie peuvent priver l'assuré de toute indemnisation.
Les exclusions légales, communes à tous les assureurs : les conséquences de faits de guerre, d'actes de terrorisme, d'émeutes, d'explosions nucléaires, ainsi que les actes volontairement commis par l'assuré (fraude, fausse déclaration dans le questionnaire médical, conduite en état d'ivresse…).
Les exclusions contractuelles, propres à chaque contrat : pratique de sports à risques, exercice d'un métier à risques, pathologies préexistantes non déclarées, antécédents de santé. Ces exclusions dépendent du profil de chaque emprunteur.
Un cas particulier mérite une attention spécifique : le suicide. L'article L132-7 du Code des assurances dispose que "l'assurance en cas de décès est de nul effet si l'assuré se donne volontairement la mort au cours de la première année du contrat. L'assurance en cas de décès doit couvrir le risque de suicide à compter de la deuxième année du contrat." Passé ce délai légal d'un an, aucun assureur ne peut invoquer le suicide pour refuser la prise en charge.
Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006792963/2001-12-04
Pour en savoir plus : comment contester une exclusion.
Bon à savoir : Certaines exclusions contractuelles peuvent être rachetées moyennant une surprime. Si votre profil est atypique, renseignez-vous systématiquement sur la possibilité de rachat avant de signer votre contrat.
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Faites un devis avec APRILLa quotité : comment bien couvrir votre capital ?
La quotité désigne la part du capital assurée pour chaque emprunteur. Pour un emprunteur seul, elle est nécessairement de 100 %. Pour deux co-emprunteurs, elle peut être répartie librement, à condition que la somme des deux quotités soit au minimum égale à 100 %.
Quotité à 100 % / 100 % (200 % au total) : en cas de décès de l'un des deux emprunteurs, l'assureur rembourse l'intégralité du capital restant dû. Le co-emprunteur survivant ne doit plus rien à la banque. C'est la solution la plus protectrice — et la plus coûteuse.
Quotité à 50 % / 50 % : en cas de décès de l'un des deux emprunteurs, l'assureur rembourse 50 % du capital restant dû. Le co-emprunteur survivant doit continuer à rembourser sa part.
Quotité asymétrique (ex : 70 % / 30 %) : adaptée aux couples dont les revenus sont déséquilibrés. L'emprunteur qui apporte les revenus les plus élevés est assuré à la quotité la plus forte, pour maintenir la capacité de remboursement du foyer en cas de sinistre.
Lire également : Remboursement en cas de décès de l'un des propriétaires
Cas concret : Sophie et Marc empruntent ensemble 250 000 €. Sophie gagne 70 % des revenus du foyer. Ils choisissent une quotité de 70 % pour Sophie et 30 % pour Marc. En cas de décès de Sophie, l'assureur rembourse 175 000 € à la banque (70 % de 250 000 €). Marc continue de rembourser les 75 000 € restants — un montant compatible avec ses seuls revenus.
Quel est le coût de la garantie décès dans une assurance emprunteur ?
Le coût de la garantie décès dépend de plusieurs facteurs : votre âge à la souscription, votre état de santé, le montant et la durée du prêt, et la quotité assurée. Il s'exprime via le TAEA (Taux Annuel Effectif d'Assurance).
Pour une couverture minimale limitée aux garanties décès et PTIA, le TAEA se situe généralement entre 0,09 % et 0,40 %. Une couverture étendue (avec ITT, IPT, IPP) représente un surcoût de 30 à 50 % par rapport à cette formule de base.
Plus vous souscrivez jeune, moins la prime est élevée. À profil comparable, un contrat individuel en délégation d'assurance est souvent significativement moins cher que le contrat groupe proposé par la banque — un écart qui peut représenter plusieurs milliers d'euros sur la durée totale du prêt.
Peut-on changer d'assurance emprunteur pour mieux couvrir la garantie décès ?
Oui, et c'est même recommandé. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni pénalité, à condition que le nouveau contrat présente un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé par votre banque.
Ce changement peut être motivé par plusieurs raisons :
trouver un tarif plus avantageux,
obtenir une meilleure définition de la garantie décès (limite d'âge plus élevée, exclusions moins nombreuses),
ou encore adapter votre couverture à une évolution de votre situation personnelle ou professionnelle.
Le + APRIL
Depuis 35 ans, APRIL est un spécialiste reconnu de l'assurance de prêt immobilier. La garantie décès est incluse dans tous les contrats APRIL, associée à la garantie PTIA, avec des options adaptées aux profils les plus variés — y compris les métiers à risques et les emprunteurs seniors. APRIL propose des contrats en délégation d'assurance aux garanties équivalentes à celles exigées par les banques, souvent à des tarifs plus compétitifs que les contrats groupe. Et si vous souhaitez changer d'assurance en cours de prêt, APRIL prend en charge la résiliation de votre ancien contrat pour vous faciliter la démarche.

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Besoin d'une assurance emprunteur ?
Faites un devis avec APRILQuelle différence entre assurance vie et assurance décès ?
Ces deux produits sont fréquemment confondus, alors qu'ils répondent à des logiques radicalement différentes.
L'assurance vie est un produit d'épargne : vous constituez un capital au fil du temps, que vous ou vos bénéficiaires percevrez à terme ou en cas de décès. Les sommes versées sont récupérables.
L'assurance décès dans le cadre d'un prêt immobilier est un contrat de prévoyance pur : les garanties ne s'activent qu'en cas de décès de l'assuré avant la fin du remboursement. Les primes versées ne sont pas récupérables — lorsque le crédit est soldé, le contrat prend fin sans versement d'aucune somme.
Les autres garanties à associer à la garantie décès
La garantie décès est le socle, mais elle ne suffit pas à couvrir l'ensemble des aléas de la vie. D'autres garanties viennent compléter votre protection tout au long du remboursement de votre prêt :
Garantie PTIA : invalidité totale et définitive avec besoin d'assistance tierce
Garantie IPT : invalidité permanente ≥ 66 % sans tierce personne
Garantie IPP : invalidité permanente entre 33 % et 65 %
Garantie ITT : arrêt de travail total et temporaire
Garantie MNO : maladies non objectivables (burn-out, dépression, lombalgie…)
Garantie perte d'emploi : licenciement ouvrant droit aux allocations chômage
Besoin d'une assurance emprunteur ?
Faites un devis avec APRILCe qu'il faut retenir sur la garantie décès en assurance de prêt
Vérifiez la limite d'âge de votre garantie décès : elle varie selon les contrats (70 à 80 ans) — un point critique si votre prêt se termine après 70 ans
Déclarez honnêtement vos antécédents médicaux et votre activité professionnelle : une fausse déclaration peut annuler le contrat au pire moment
Adaptez la quotité aux revenus respectifs de chaque co-emprunteur — une quotité mal calibrée peut laisser le survivant dans une situation financière difficile
Comparez avant de signer le contrat groupe de votre banque : les exclusions et les limites d'âge varient fortement d'un assureur à l'autre
Rachat d'exclusion : si votre profil est atypique (sport à risque, métier dangereux), demandez systématiquement s'il est possible avant de signer
Vos questions, nos réponses sur la garantie décès
Comment fonctionne le remboursement du prêt en cas de décès de l'emprunteur ?
Comment fonctionne le remboursement du prêt en cas de décès de l'emprunteur ?
Dès que le décès est constaté et que le dossier de déclaration de sinistre est complet, l'assureur rembourse directement à la banque le capital restant dû à hauteur de la quotité assurée. Ce remboursement est forfaitaire et immédiat, il ne se fait pas mois par mois. Les héritiers n'ont pas à avancer les fonds : la banque est réglée directement par l'assureur, et le bien immobilier peut être conservé si le prêt est intégralement soldé.
Que se passe-t-il pour les héritiers si le prêt n'est pas entièrement couvert ?
Que se passe-t-il pour les héritiers si le prêt n'est pas entièrement couvert ?
Si la quotité souscrite est inférieure à 100 % (exemple : 50 % pour chaque co-emprunteur), seule la part couverte est remboursée par l'assureur. Le capital restant constitue alors une dette de la succession — les héritiers devront en assumer la charge s'ils souhaitent conserver le bien, ou le mettre en vente pour rembourser la banque. C'est pourquoi le choix d'une quotité adaptée aux revenus de chaque emprunteur est une décision importante à ne pas négliger.
Peut-on récupérer les primes versées si le prêt est remboursé avant le décès ?
Peut-on récupérer les primes versées si le prêt est remboursé avant le décès ?
Non. L'assurance décès emprunteur est un contrat de prévoyance, et non un produit d'épargne. Les primes versées couvrent le risque pendant toute la durée du prêt — elles ne sont pas récupérables si le crédit est soldé sans sinistre. C'est le prix de la protection offerte pendant toute la durée du remboursement.
