Hospitalisation
100 % de la BR
Déjà ou bientôt retraité, vous êtes à la recherche d’une assurance adaptée à vos besoins évolutifs de santé ? Pour comparer les offres proposées sur le marché, différents critères sont à prendre en considération en fonction de votre âge, de votre profil spécifique et de votre budget. Objectif : bénéficier de niveaux de remboursement suffisants pour ne renoncer à aucun soin nécessaire, et limiter au maximum votre reste à charge qui peut vite s’élever faute d’une couverture confortable de vos dépenses de santé.
Le cap des 60 ans rime très souvent avec seconde vie qui commence : passage à la retraite en vue, engagement dans de nouvelles activités, projets de voyage, accès au statut de grands-parents pour certains… Même si vous êtes en grande forme générale, vous devez donc redoubler d’efforts en matière de prévention et de soins pour entretenir le plus longtemps possible votre vitalité et votre mobilité !
À cet égard, bien anticiper et identifier vos nouveaux besoins de santé est essentiel.
Perte progressive d’audition, troubles ophtalmologiques, problèmes articulaires, cardiaques ou encore neurologiques ont en effet tendance à se manifester avec l’avancée en âge, de façon ponctuelle ou chronique. Dépister ces troubles le plus précocement possible, et les traiter de façon rigoureuse dès leur diagnostic est alors déterminant : un enjeu qui suppose de bénéficier de consultations médicales régulières, d’examens, de traitements, d’éventuels séjours hospitaliers en cas d’analyses particulières ou d’intervention chirurgicale, et parfois d’équipements spécifiques (orthèse lombaire, genouillère, etc.).
Autant de soins qui ne sont généralement remboursés qu’en partie par la Sécurité sociale, et dont la prise en charge complémentaire par la mutuelle dépend du niveau de couverture choisi.
Avec l'âge, vos besoins de santé évoluent. Pour être bien remboursé, mieux vaut choisir des garanties en phase avec votre profil. Les postes clés à évaluer :
Consultations médicales : généralistes et spécialistes (ophtalmo, cardiologue, neurologue…) appliquent souvent des dépassements d'honoraires. Une couverture supérieure à 100 % de la base Sécurité sociale est indispensable pour les prendre en charge.
Médicaments : les traitements chroniques se multiplient avec l'âge, et la Sécurité sociale rembourse de moins en moins (15 à 65 %, voire 0 %). Une bonne mutuelle évite que la facture pèse sur votre budget.
Optique et audioprothèses : le 100 % Santé donne accès à un équipement de base sans reste à charge, mais exclut certaines technologies utiles au confort visuel ou auditif. Une mutuelle qui rembourse au-delà de ce panier fait toute la différence.
Hospitalisation : chambre particulière, dépassements d'honoraires, lit d'accompagnant, télévision… autant de frais non couverts par la Sécurité sociale, à anticiper avec une garantie adaptée.
Médecines douces : ostéopathie, acupuncture, naturopathie… souvent utiles pour soulager les douleurs articulaires ou le stress, mais non remboursées par la Sécurité sociale.
Cures thermales : appréciées pour soulager arthrose, rhumatismes ou douleurs chroniques. Partiellement prises en charge par la Sécurité sociale, le reste peut être couvert par votre mutuelle.
Comme son nom l’indique, une complémentaire ou mutuelle santé vient donc compléter le remboursement des frais médicaux garantis, non intégralement pris en charge par l’Assurance maladie. Les différents soins de santé couverts par une mutuelle varient en fonction des contrats souscrits. Les plus protecteurs comprennent :
Les consultations des médecins généralistes et des médecins spécialistes ;
Les frais d’hospitalisation ;
Les médicaments et le matériel médical ;
Les analyses et examens de laboratoire ainsi que l’imagerie médicale (radiographies, IRM, scanners) ;
Les dépenses d’optique (lunettes, lentilles, chirurgie des yeux) ;
Les frais dentaires (soins, prothèses, chirurgie) et orthodontiques ;
Les prothèses et soins auditifs ;
Les prestations d’auxiliaires médicaux (par exemple les aides-soignants ou infirmiers à domicile) et le transport médical ;
Certains soins naturels et de médecine douce (cure thermale, podologie, consultations psychologiques, conseils nutritionnels…), et parfois même s’ils ne bénéficient d’aucune prise en charge par la Sécurité sociale.
Questions fréquentes sur la mutuelle santé senior
Les mutuelles senior s'adressent généralement aux personnes à partir de 55 ans, parfois 50 ans selon les organismes. À cet âge, les besoins de santé évoluent : certaines garanties typiques des contrats actifs (maternité, orthodontie enfant…) deviennent superflues, tandis que d'autres prennent de l'importance (optique, dentaire, audioprothèses, hospitalisation, médecines douces). Il n'y a aucune obligation d'attendre le départ à la retraite pour souscrire.
Pour la grande majorité des contrats du marché, les contrats responsables et solidaires, qui représentent environ 95 % des offres, aucun questionnaire médical ne peut être exigé. Votre état de santé, vos antécédents ou vos traitements en cours n'ont donc aucune incidence ni sur l'acceptation de votre contrat ni sur le montant de vos cotisations. Certains contrats non responsables peuvent toutefois prévoir un questionnaire : pensez à vérifier ce point avant de souscrire.
Cela dépend des contrats. Le délai de carence est une période, généralement de quelques mois après la souscription, durant laquelle certaines garanties ne s'appliquent pas encore (souvent sur le dentaire ou l'optique). Tous les contrats n'en prévoient pas : avant de souscrire, vérifiez les conditions générales pour éviter les mauvaises surprises, surtout si vous avez des soins prévus à court terme.
Oui, le plus souvent. Les cotisations d'une mutuelle senior évoluent avec l'âge, car les dépenses de santé augmentent statistiquement au fil des années. En revanche, votre état de santé personnel ne peut pas justifier une hausse sur un contrat responsable : la tarification se fait collectivement, en fonction de l'âge et des paramètres généraux du contrat. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est conseillé de souscrire une mutuelle senior le plus tôt possible, et de comparer régulièrement les offres du marché.
Le contrat collectif souscrit par votre employeur prend fin lors de votre départ à la retraite. La loi Évin (article 4 de la loi du 31 décembre 1989) permet toutefois de demander son maintien à titre individuel, dans les 6 mois qui suivent le départ. Attention : la cotisation peut augmenter de manière importante (jusqu'à +50 % étalés sur 3 ans, et sans plafond au-delà), et les garanties ne sont pas toujours adaptées à votre nouvelle vie. Souscrire une mutuelle senior dédiée est souvent plus avantageux, à la fois sur le prix et sur la pertinence des garanties.
Oui. Depuis la mise en place de la résiliation infra-annuelle fin 2020, vous pouvez résilier votre complémentaire santé à tout moment après un an de contrat, sans frais ni justificatif à fournir. Cela vous permet d'ajuster votre couverture si vos besoins évoluent, ou simplement de profiter d'une offre plus avantageuse. La résiliation prend effet un mois après réception de la demande par votre ancien organisme.