
Chutes des seniors : une hausse préoccupante des hospitalisations et des décès
On y pense rarement comme à un risque grave, et pourtant… Les chutes représentent la première cause de décès accidentel après 65 ans en France. Un bulletin de Santé publique France publié en mars 2026 dresse un bilan chiffré qui invite à prendre la mesure du phénomène, et à anticiper ses conséquences.
Des chiffres en forte hausse
En 5 ans, le nombre d'hospitalisations liées à une chute chez les personnes de 65 ans et plus a progressé de près de 30 % (de 135 000 à 175 000 séjours hospitaliers annuels).
Le nombre de décès liés à une chute a lui aussi augmenté de plus de 26 %, atteignant plus de 20 000 morts par an en 2024, soit davantage que les décès sur la route. Et ce risque s'accroît nettement avec l'âge : le taux de mortalité lié aux chutes est 29 fois plus élevé chez les 85 ans et plus que chez les 65-74 ans.
Enfin, le risque s'intensifie en hiver, avec des disparités selon les régions (Grand Est, Normandie, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes étant les plus concernées).
La Cour des comptes estime le coût de prise en charge des chutes à près de 2 milliards d'euros par an.
Prévenir, s'équiper… et se couvrir
Face à ce constat, le Plan national antichute des personnes âgées, lancé en 2022 par le gouvernement, recommande plusieurs leviers : activité physique régulière, aménagement du logement, aides techniques à la mobilité, téléassistance. Autant de mesures préventives qui réduisent significativement le risque, sans toutefois l’éliminer complètement.
C'est là qu'intervient notamment la garantie accidents de la vie privée : en cas de chute entraînant une hospitalisation, une invalidité permanente ou encore un décès, ce contrat de prévoyance permet à l’assuré ou à ses proches d'être indemnisés afin de couvrir les conséquences financières de l'accident : frais d'adaptation du logement, perte d'autonomie, assistance à domicile… Une protection d'autant plus précieuse que les suites d'une chute grave peuvent engager des dépenses importantes que ni la Sécurité sociale ni la complémentaire santé ne couvrent intégralement.
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