• Publié le 12/10/2020
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Qu’est-ce que le programme vacances-travail (PVT) ?

Le PVT ou permis vacances-travail, aussi appelé working holiday visa en ou WHV en anglais, vous offre la possibilité de partir vivre à l’étranger pendant un an, avec des formalités restreintes. L’âge au moment de la demande, des ressources minimums et la souscription d’une assurance internationale font toutefois partie de la liste des conditions posées.

A qui est destiné le visa PVT ? 

Né d’accords bilatéraux conclus entre la France et une quinzaine de pays à travers le monde (à ce jour), le PVT est un visa qui permet aux jeunes de 18 à 30 ou 35 ans de partir vivre à l’étranger pendant un an, avec la possibilité de travailler sur place s’ils le désirent.  

Le programme vacances-travail connaît un grand succès depuis sa création en raison de son accessibilité. Le nombre de destinations disponibles et les conditions, relativement simples à remplir donnent en effet leur chance à toutes les personnes souhaitant vivre une expérience internationale, quels que soient leurs objectifs (voyager pendant plusieurs mois, apprendre une nouvelle langue, trouver un travail…). Les limites résident surtout dans les quotas annuels imposés par certains pays. 

Quelles sont les conditions à remplir pour demander un PVT ? 

Pour pouvoir prétendre à un visa vacances-travail, vous devez : 

  • ne pas avoir déjà obtenu un PVT par le passé pour le pays en question (seule exception, l’Australie, dans certains cas précis) ;

  • avoir entre 18 et 30 ans révolus à la date de la demande (35 ans pour l’Australie, le Canada à l’Argentine, bonne nouvelle pour ceux qui pensaient avoir loupé le coche) ;

  • être titulaire d’un passeport français ;

  • être en possession d’un billet de retour (ou de la somme suffisante pour en acheter un) ;

  • disposer de ressources financières minimales (en général autour de 2000 à 3000 euros, chaque pays fixant un montant précis) ;

  • ne pas être accompagné d’enfants à charge ;

  • souscrire une assurance vous couvrant pendant votre PVT.

 Selon les destinations, il peut également vous être demandé de passer un examen médical ou d’attester d’un bon état de santé, de présenter un extrait de casier judiciaire, de rédiger une lettre de motivation ou de fournir un curriculum vitae. Vérifiez donc bien les conditions propres à chaque pays. 

La demande de PVT se fait en France, auprès du consulat du pays d’accueil, sauf dans le cas de l’Australie, où tout se fait en ligne sur le site du département de l’immigration australien.  

Attention, certains pays allouent un nombre de places limitées aux candidats chaque année. Assurez-vous de postuler à temps, avant que le quota soit rempli. Vous avez en général 12 mois pour « activer » votre PVT en entrant dans le pays, une fois le visa obtenu.  

Quelles destinations pour votre PVT ? 

Les accords sont négociés de façon bilatérale entre la France et chaque pays tiers, et le programme peut donc s’enrichir de nouvelles destinations au fil des années. En tant que ressortissant français, vous avez actuellement accès à une quinzaine de pays. Australie, Canada, Amérique du Sud ou Asie… Le choix est vaste et comblera toutes les envies d’ailleurs. Zoom sur quelques destinations phares. 

PVT au Canada

Le PVT au Canada est victime de son succès, avec plus de demandes que d’élus en France ! Toutes les nationalités, à l’exception des Australiens, sont soumises à des quotas. Pour obtenir une place, vous devez vous inscrire dans le bassin de demandes, ouvert chaque automne, et avoir la chance d’être tiré au sort. Vous avez ensuite le droit de faire votre demande de PVT. Le Canada impose aux participants de se munir de 2 500 $ CA (2100 €). 

PVT en Australie 

Obtenir un PVT en Australie est par contre moins compliqué. Le pays n’impose aucune limite et accueille chaque année près de 200 000 jeunes âgés de 18 à 35 ans, toutes nationalités confondues. Il est en outre possible, dans certains cas, de renouveler votre PVT dans le pays. Les ressources minimales exigées ? 5 000 $ AUS (environ 3130 €). L’Australie fait partie des rares pays où une assurance n’est pas obligatoire, mais celle-ci est toutefois fortement recommandée. 

PVT en Nouvelle-Zélande 

Bonne nouvelle pour les amoureux des grands espaces, le PVT Nouvelle-Zélande n’impose pas de quota aux Français ! Pour partir, vous devez vous munir de 4 200 $ NZ (2500 €). 

PVT au Japon

 Le PVT Japon offre chaque année environ 1500 places aux Français désireux de découvrir le pays, un quota notamment atteint en 2019. Le pays du Soleil levant demande aux candidats au départ des ressources minimales de 3100 €.  

PVT en Argentine 

Le PVT Argentine a élargi son quota pour satisfaire toutes les demandes de visa. Pour prendre la direction de ce pays du bout de l’Amérique du Sud, une preuve de fonds de 2500 € est exigée. 

L’assurance PVT, le sésame pour partir 

Exigée pour la plupart des destinations, fortement recommandée pour les autres, la souscription d’une assurance PVT vous offre une couverture médicale indispensable dans le pays d’accueil. Elle vous protège pendant toute la durée de votre séjour, 12 mois — contrairement à une assurance voyage classique ou à l’assurance de votre carte bancaire, qui ne vous couvrent que pour les vacances de moins de 3 mois.

 Une assurance PVT vous permet de bénéficier de soins de qualité, quelles que soient les conditions sanitaires en vigueur dans votre pays de destination. Elle s’ajuste également aux tarifs pratiqués sur place qui peuvent être bien plus élevés que les montants auxquels vous êtes habitué en France, en tant que bénéficiaire de l’Assurance maladie.

 Responsabilité civile, accident, rapatriement, les garanties de votre assurance PVT vous couvrent également en cas de coup dur. Bien protégé, vous vivez votre expérience à 100 %.  

À savoir : N’ayant ni un statut d’étudiant ni un statut d’expatrié, vous ne bénéficiez pas, avec le PVT, du régime de protection sociale local. D’où l’importance de bien choisir votre couverture santé internationale. Rappelez-vous aussi que si votre assurance n’est pas conforme aux exigences du pays de destination, vous pouvez vous voir refuser votre visa ou l’entrée sur le territoire au moment de votre arrivée.