La préménopause en 35 symptômes : guide complet
La préménopause ne se résume pas aux bouffées de chaleur, et toutes les femmes ne sont pas égales face aux symptômes du vieillissement naturel (qu’on appelle le climatère). A ce tournant de la vie, certaines ne ressentiront rien de gênant, tandis que d'autres verront leur qualité de vie significativement dégradée. Et beaucoup passeront des mois à attribuer leurs symptômes au stress, à la fatigue ou encore au surmenage, sans faire le lien avec leur transition hormonale. Cette liste, en cinq catégories, vous aide à y voir plus clair et rappelle qu'un diagnostic médical reste indispensable avant toute conclusion.
En résumé
Les symptômes de la périménopause résultent directement des fluctuations des taux d'œstrogènes et de progestérone : certains sont transitoires, d'autres peuvent s'installer plus durablement.
Ils touchent cinq grandes sphères : cycles et hormones, thermorégulation et sommeil, humeur et fonctions cognitives, corps et silhouette, sphère génito-urinaire et sexualité.
Leur intensité et leur combinaison varient considérablement d'une femme à l'autre.
Plusieurs de ces symptômes peuvent avoir d'autres causes : un avis médical est indispensable pour les interpréter correctement.
1. Les dérèglements du cycle et les signes hormonaux (symptômes 1 à 6)
C'est souvent par là que tout commence, généralement aux alentours de 47 ans voire avant, sans que le lien hormonal soit immédiatement évident.
Règles irrégulières : cycles plus courts puis de plus en plus espacés.
Règles abondantes voire hémorragiques dans un premier temps, puis de plus en plus légères.
Tensions mammaires intenses et soudaines, souvent en début de cycle.
Changements du volume ou de la forme des seins.
Hypersensibilité aux odeurs, liée aux variations d'œstrogènes.
Cycles anovulatoires : des cycles sans ovulation, qui contribuent à l'irrégularité sans que les règles disparaissent.
2. Thermorégulation, sommeil et fatigue (symptômes 7 à 13)
Ces autres symptômes de la périménopause sont souvent sous-estimés dans leurs répercussions sur la vie quotidienne.
Bouffées de chaleur : elles touchent jusqu'à 80 % des femmes (1), parfois plusieurs fois par jour.
Sueurs nocturnes : à l’origine d’une dégradation du sommeil, elle sont souvent associées aux bouffées de chaleur.
Fatigue persistante dès le réveil, même après une nuit complète.
Troubles du sommeil : insomnies, réveils précoces, difficultés d'endormissement. Selon la Société Française d'Endocrinologie, ils touchent 50 à 60 % des femmes en périménopause (2).
Sueurs froides en dehors des bouffées de chaleur classiques.
Vertiges et sensations d'instabilité, directement liés aux variations hormonales.
Palpitations cardiaques : selon une publication médicale de la Société Française d'Endocrinologie, 54 % des femmes ménopausées en ressentiraient (3). Un symptôme à traiter avec le plus grand sérieux et qui mérite une consultation rapide pour en éliminer toute autre cause
3. Humeur, cerveau et santé mentale (symptômes 14 à 21)
Des symptômes souvent attribués à tort au surmenage, à la charge mentale ou encore au contexte de vie alors qu'ils peuvent avoir une origine hormonale directe.
Brouillard mental : oublis d'objets, difficultés à trouver ses mots, pertes de concentration.
Irritabilité et sautes d'humeur sans déclencheur apparent.
Anxiété : hypervigilance, ruminations, agitation intérieure difficile à contrôler.
Crises de panique dans les cas les plus intenses.
Épisodes dépressifs ou déprime : liés à la fluctuation hormonale entraînant une baisse de la sérotonine.
Perte de confiance en soi et sentiment de ne plus se reconnaître.
Manque de motivation et désintérêt inhabituel pour des activités appréciées.
Hypersensibilité émotionnelle : pleurs faciles, réactions disproportionnées.
Conseil APRIL
Si vous faites face à certains de ces symptômes simultanément depuis plus de deux semaines, n'attendez pas pour consulter votre médecin.
Les troubles thyroïdiens, l’anémie ou encore la dépression peuvent présenter des signes très proches. Seuls des examens médicaux complets permettent de faire la part des choses et d'orienter vers la prise en charge la plus adaptée.
4. Corps, peau, cheveux et silhouette (symptômes 22 à 29)
Des transformations physiques progressives, souvent vécues comme une perte de contrôle sur son propre corps.
Peau sèche, moins élastique, sujette aux rides précoces.
Démangeaisons cutanées, liées à la chute de production de collagène.
Chute et affinement des cheveux, qui deviennent plus cassants et moins denses.
Apparition de poils disgracieux sur le visage, liée au déséquilibre œstrogènes/androgènes.
Ongles fragiles, striés ou mous.
Ballonnements, constipation ou transit perturbé : la chute des œstrogènes modifie le microbiote intestinal.
Prise de poids abdominale et fonte musculaire progressive.
Douleurs articulaires, surtout le matin ou après une longue immobilité et tensions musculaires.
5. Sphère génito-urinaire et sexualité (symptômes 30 à 35)
Des symptômes encore trop peu évoqués en consultations médicales, alors qu'ils impactent directement la qualité de vie et la vie intime des femmes.
Sécheresse vaginale et douleurs pendant les rapports sexuels.
Baisse de libido, renforcée par la fatigue, l'anxiété et les troubles du sommeil.
Fuites urinaires à l'effort et envies fréquentes d'uriner.
Infections urinaires récurrentes, liées à la fragilisation de la muqueuse vaginale.
Sécheresse oculaire : liée à la diminution de la production lacrymale sous l'effet des variations hormonales (4).
Sécheresse buccale, ou goût métallique dans la bouche, des symptômes moins connus mais bien observés.
Le + APRIL
Face à l'ensemble de ces symptômes, un suivi médical régulier, généraliste et gynécologique, est essentiel à partir de 45 ans.
Les formules de complémentaire santé APRIL prévoient des niveaux de remboursement renforcés sur les consultations de spécialistes et les bilans complémentaires, même avec dépassements d’honoraires, pour vous garantir un suivi médical adapté à vos préférences et votre budget.
35 symptômes périménopause : à retenir
La périménopause peut se manifester par une grande diversité de symptômes, qui n’apparaissent pas tous en même temps et dont l’intensité varie fortement d’une femme à l’autre.
Les premiers signes ne sont pas toujours les plus connus : fatigue, troubles du sommeil, brouillard mental, anxiété ou douleurs articulaires peuvent précéder les bouffées de chaleur.
Ces symptômes peuvent être confondus avec d'autres problèmes de santé (stress, burn-out, troubles thyroïdiens, anémie, dépression…), d'où l'importance d'un avis médical pour établir un diagnostic fiable.
La périménopause peut affecter la qualité de vie à plusieurs niveaux, en influençant le bien-être physique, émotionnel, cognitif et la vie intime.
Une prise en charge adaptée peut soulager efficacement les symptômes, qu'elle repose sur des mesures d'hygiène de vie, des traitements hormonaux ou des alternatives non hormonales.
Consulter dès l'apparition de symptômes persistants ou inhabituels permet d'écarter une autre pathologie et de bénéficier d'un accompagnement personnalisé.
Les 35 symptômes de la préménupause : vos questions, nos réponses
Faut-il présenter tous ces symptômes pour être en préménopause ?
Faut-il présenter tous ces symptômes pour être en préménopause ?
Non. La périménopause ne ressemble pas à une liste à cocher. Deux ou trois signes simultanés suffisent à évoquer cette transition, et leur combinaison varie considérablement d'une femme à l'autre. L'intensité peut aussi fluctuer dans le temps, avec des périodes plus calmes et d'autres plus intenses.
Certains de ces symptômes peuvent-ils signaler autre chose ?
Certains de ces symptômes peuvent-ils signaler autre chose ?
Oui. La fatigue persistante peut évoquer une anémie ou une hypothyroïdie. Les palpitations peuvent être d'origine cardiaque et les douleurs articulaires relever de problèmes rhumatologiques. C'est précisément pourquoi un bilan médical est indispensable pour ne pas attribuer à la périménopause ce qui relève d'une autre cause et inversement.
Ces symptômes durent-ils longtemps ?
Ces symptômes durent-ils longtemps ?
Certains symptômes sont transitoires et s'atténuent avec l'adaptation de l'organisme ; néanmoins, un quart des femmes les déplorent encore au bout de dix ans. La prise en charge, qu'elle soit hormonale ou non, peut significativement réduire leur durée et leur intensité.(4)
