Diagnostic de la préménopause : quels examens réaliser en cas de symptômes ?
Cycles menstruels qui se dérèglent, troubles du sommeil, humeur fluctuante… Autant de signaux pouvant annoncer une préménopause, appelée aussi périménopause. Cette période de transition hormonale précède la ménopause, et se manifeste souvent à partir de 40 ans ou parfois de façon plus précoce. Il s’agit donc d’un moment charnière pour faire le point sur votre santé, et bénéficier d’un suivi médical adapté. Quels professionnels consulter, quels examens réaliser et comment sont-ils remboursés ? Le point avec APRIL !
En résumé
La préménopause (ou périménopause) est une phase de transition hormonale qui débute en moyenne plusieurs années avant l'arrêt définitif des règles, généralement entre 40 et 50 ans.
Le diagnostic repose d'abord sur les symptômes et l'examen clinique. Un bilan hormonal peut compléter l'évaluation, sans être systématiquement nécessaire.
Plusieurs examens de dépistage sont généralement à réaliser à cette période de la vie : mammographie, frottis cervico-utérin, bilan cardiovasculaire et, selon les cas, ostéodensitométrie.
Un avis médical est indispensable pour interpréter les résultats et envisager, si besoin, un traitement adapté.
Qu'est-ce que la préménopause, et comment la reconnaître ?
Par préménopause, on désigne la période de transition durant laquelle les ovaires commencent à produire moins d'œstrogènes et de progestérone. Une évolution naturelle qui entraîne une irrégularité progressive des cycles menstruels.
Comme son nom l’indique, la préménopause précède la ménopause : cette dernière ne peut être confirmée qu'après douze mois consécutifs sans aucunes règles. D’ici là, la phase préménopausique peut durer plusieurs années et s'accompagner de symptômes physiques ou psychologiques très variés : règles irrégulières, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sueurs nocturnes, irritabilité, fatigue, sécheresse vaginale, diminution de la libido, prise de poids…
Ces manifestations sont souvent progressives, mais aussi très fluctuantes d’une femme à l’autre. Si certaines les ressentent à peine, d'autres peuvent les vivre de façon plus intense. Dans tous les cas, ce cap de l’avancée en âge mérite un suivi médical régulier : il s'agit certes pas d'une maladie, mais il s'accompagne de changements physiologiques à contrôler.
Conseil APRIL
Les symptômes de la préménopause peuvent parfois ressembler à ceux du dysfonctionnement thyroïdien ou de l’anxiété. Mais ne tirez pas de conclusions seule : votre médecin traitant ou votre gynécologue est le premier interlocuteur pour poser les bonnes questions, vous orienter vers les examens adaptés à votre situation, et vous aider à trouver des solutions.
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Symptômes de préménopause : quels professionnels consulter ?
Votre médecin traitant est à consulter en première intention. Il réalisera alors un premier bilan clinique, évaluera vos antécédents personnels et familiaux, et vous orientera éventuellement vers des médecins spécialistes indiqués selon votre situation. Un médecin généraliste peut également prescrire les premiers examens biologiques à réaliser.
Diagnostic : quels examens médicaux réaliser en cas de suspicion de préménopause ?
Le bilan hormonal
Le dosage sanguin des hormones FSH (hormone folliculostimulante) et de l'œstradiol peut aider à confirmer le diagnostic de préménopause, mais comporte certaines limites. En périménopause, les taux fluctuent en effet fortement d'un cycle à l'autre : l'interprétation d'un seul prélèvement est donc généralement peu fiable.
Ce bilan est donc surtout indiqué pour les femmes de moins de 45 ans, afin d’écarter d'autres causes ou dépister une insuffisance ovarienne prématurée. Au-delà, le diagnostic reste avant tout clinique.
Le bilan cardiovasculaire et métabolique
La baisse des œstrogènes peut entraîner une augmentation du risque cardiovasculaire à moyen terme. En complément d’une prise de tension artérielle régulière (systématique lors de toute consultation médicale), un bilan lipidique (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides) et une glycémie à jeun sont alors recommandés pour évaluer et surveiller ce risque.
Les examens de dépistage gynécologique
La préménopause est aussi un période pendant laquelle certains dépistages doivent être réalisés ou renforcés :
Le frottis cervico-utérin, pour dépister les lésions précancéreuses du col de l'utérus : il est recommandé tous les 5 ans entre 25 et 65 ans. Si votre dernier frottis date de plus de trois ans, c'est donc le moment de le refaire !
La mammographie est recommandée tous les 2 ans aux femmes de 50 à 74 ans, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein. En dehors de ce programme, elle peut être prescrite plus tôt si votre médecin l'estime nécessaire, notamment en cas d'antécédents familiaux de cancer.
L'échographie pelvienne n'est pas systématique, mais peut être utile pour visualiser l'utérus et les ovaires, notamment en cas de saignements irréguliers abondants ou inhabituels.
L'ostéodensitométrie
La carence en œstrogènes accélère la perte de masse osseuse, et augmente alors le risque d'ostéoporose et de fractures à long terme. Pour l’évaluer et le prévenir, l’ostéodensitométrie (ou DXA) mesure la densité osseuse. C’est un examen toutefois spécifique, prescrit en cas de facteurs de risque identifiés (antécédents familiaux de fractures, tabagisme, maigreur, corticothérapie prolongée) ou de symptômes très évocateurs comme des douleurs dorsales.
Le + APRIL
Les consultations chez des médecins spécialistes de secteur 2 peuvent entraîner un reste à charge important, si votre mutuelle santé ne couvre pas suffisamment les dépassements d’honoraires. Pour vous permettre de choisir vos professionnels de santé en toute liberté, sans conséquence sur votre budget, les formules de complémentaire santé APRIL vous permettent de bénéficier d’un remboursement confortable de vos honoraires médicaux pouvant aller jusqu’à 300 % BR. Et vous pouvez aussi profiter d’un forfait annuel pour financer certains soins de médecine douce, parfois essentiels pour le bien-être en période de préménopause : ostéopathie, sophrologie, acupuncture, hypnothérapie…
Quels examens permettent de distinguer préménopause et ménopause ?
Pour distinguer préménopause et ménopause, l’examen le plus important reste d’abord l’interrogatoire médical : le médecin analyse la date des dernières règles, la régularité des cycles, l’intensité des symptômes et l’âge de la patiente. La ménopause est confirmée lorsqu’il existe 12 mois consécutifs sans règles, sans autre cause identifiée. Un bilan hormonal peut être demandé dans certains cas, notamment chez les femmes jeunes ou en cas de doute, avec un dosage de la FSH et de l’œstradiol, mais ses résultats restent variables en phase de transition et ne suffisent pas toujours à eux seuls.
Le médecin peut aussi prescrire des examens complémentaires pour écarter d’autres explications aux symptômes : comme un dosage de la TSH en cas de trouble thyroïdien suspecté, ou un bilan sanguin si des saignements anormaux font évoquer une anémie. Ainsi, c’est la combinaison des symptômes, de l’évolution des cycles et, si besoin, d’examens ciblés qui permet de poser un diagnostic fiable et d’adapter le suivi.
Quels remboursements pour ces examens ?
Les consultations chez le médecin traitant et le gynécologue sont remboursées à hauteur de 70 %* du tarif de base par la Sécurité sociale (hors participation forfaitaire, et dans le cadre du parcours de soins coordonnés) par la Sécurité sociale. Quant aux dépassements d'honoraires éventuels, ils peuvent être pris en charge par votre mutuelle selon son niveau de garantie.
La mammographie de dépistage organisé (50-74 ans) est prise en charge à 100 %* sans avance de frais. En dehors de ce programme, elle est remboursée à 70 %* sur prescription médicale (hors dépassements d’honoraires).
Le frottis cervico-utérin et la prise de sang sont remboursés à 70 %* sur la base du tarif conventionnel, sur prescription.
Enfin, l'ostéodensitométrie est prise en charge à 70 %* par la Sécurité sociale dans les situations prévues par la nomenclature (facteurs de risque d'ostéoporose, antécédents de fracture…). En dehors de ces indications, elle reste à votre charge, sauf si votre mutuelle prévoit une prise en charge spécifique.
Diagnostic de la pré/périménopause : à retenir
Le diagnostic de la préménopause repose surtout sur l’observation des symptômes et l’évolution des cycles menstruels au fil du temps.
Un bilan hormonal n’est pas systématique : il est surtout utile avant 45 ans ou en cas de doute diagnostique.
Certains symptômes proches (fatigue, troubles du sommeil, irritabilité) peuvent aussi révéler un problème thyroïdien, du stress ou une anémie.
Mammographie, frottis et bilan sanguin permettent aussi de dépister précocement certaines maladies fréquentes après 40 ans.
Une échographie pelvienne peut être prescrite en cas de règles très abondantes, irrégulières ou inhabituelles.
L’ostéodensitométrie est réservée aux femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose ou des signes évocateurs.
Consulter dès l’apparition de symptômes permet d’adapter plus tôt le suivi médical, l’hygiène de vie ou les traitements si nécessaire.
La plupart des examens utiles en périménopause sont remboursés par l’Assurance maladie, totalement ou partiellement selon les situations.
Examens de diagnostic en cas de préménopause : vos questions, nos réponses
Faut-il consulter dès les premiers symptômes de périménopause, ou attendre ?
Faut-il consulter dès les premiers symptômes de périménopause, ou attendre ?
Il n'est pas conseillé d'attendre de consulter si vous présentez des symptômes. Dès que vos cycles menstruels deviennent irréguliers ou que des troubles inhabituels apparaissent, une consultation permet de faire le point, d'éliminer d'autres causes et d'anticiper le suivi. Plus le bilan est réalisé tôt, plus les ajustements de mode de vie ou de traitement peuvent être introduits progressivement.
Les examens pour diagnostiquer la préménopause sont-ils douloureux ?
Les examens pour diagnostiquer la préménopause sont-ils douloureux ?
Les examens liés au diagnostic de la préménopause ne sont peu ou pas douloureux. Un simple entretien médical, un examen clinique ou une prise de sang peuvent toutefois être légèrement inconfortables, surtout en cas d’appréhension. Le bilan hormonal se fait par prélèvement sanguin, le frottis peut provoquer une gêne brève, et l’échographie pelvienne est généralement indolore. En cas de doute ou d’antécédents particuliers, n’hésitez pas à en parler à votre médecin : il pourra vous expliquer chaque geste et adapter les examens à votre situation.
Avec quoi peut-on confondre la préménopause ?
Avec quoi peut-on confondre la préménopause ?
Trouble thyroïdien, syndrome prémenstruel amplifié, stress chronique ou anémie peuvent en effet présenter des symptômes proches de ceux de la périménopause. C'est pourquoi le bilan biologique inclut parfois un dosage de la TSH et une numération formule sanguine, pour ne pas attribuer à tort tous les symptômes aux hormones.
