Publié par  Laura Brizon - Mis à jour le  - Créé le  

Préménopause ou périménopause : les principaux symptômes et les traitements possibles

Règles qui deviennent irrégulières, sommeil de plus en plus capricieux, humeur changeante sans raison apparente, coups de chaud inexpliqués… Ces signaux, souvent mal identifiés, peuvent indiquer le début d'une transition hormonale naturelle : la périménopause, aussi appelée préménopause. Cette période qui précède la ménopause concerne toutes les femmes, mais se manifeste et se ressent très différemment d'une personne à l'autre. Le point sur ses implications, les moyens de la reconnaître et les options qui existent pour mieux la traverser.

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En résumé

  • La périménopause ou préménopause dure généralement de 2 à 4 ans, parfois davantage, et débute en moyenne aux alentours de 47 ans. 

  • Ses symptômes sont divers et d'intensité très variable selon les femmes : cycles irréguliers, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sautes d'humeur…

  • Son diagnostic repose avant tout sur les symptômes cliniques : un bilan hormonal n'est pas systématiquement nécessaire après 45 ans.

  • Des traitements efficaces existent, hormonaux et non hormonaux : leur indication dépend du profil de chaque femme et s'évalue avec un médecin ou un gynécologue.

  • Un avis médical est indispensable avant toute prise en charge : aucun traitement ne doit être initié sans consultation préalable.

Préménopause ou périménopause : de quoi parle-t-on exactement ?

Ces deux termes interchangeables désignent une période de transition hormonale qui dure généralement de 2 à 4 ans (1) : elle s'étend du début des irrégularités du cycle menstruel, jusqu'à l’absence totale de règles pendant au moins douze mois consécutifs. Le cas échéant, la ménopause est alors confirmée. 

En France, la ménopause survient en moyenne à 51 ans, la périménopause débutant donc généralement aux alentours de 45 à 47 ans pour la majorité des femmes.

Durant cette transition hormonale progressive, les ovaires produisent de moins en moins d'œstrogènes et de progestérone. Ces fluctuations hormonales entraînent des cycles menstruels sporadiques et l'apparition progressive ou intermittente de certains symptômes. C’est justement l’identification clinique précise de ces symptômes qui permettent d’orienter le diagnostic de préménopause dans la grande majorité des cas, les dosages hormonaux étant souvent peu utiles car très variables d’une femme à l’autre. 

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Quels sont les symptômes de la périménopause ?

Ses manifestations sont nombreuses et touchent à la fois le corps, le sommeil et l'humeur. Leur intensité varie elle aussi considérablement : certaines femmes traversent cette période presque sans effets spécifiques, tandis que d'autres subissent des perturbations significatives au quotidien.

Les signes les plus fréquents sont : 

  • les irrégularités du cycle menstruel : cycles plus courts puis de plus en plus espacés, flux plus abondant ou au contraire réduit ;

  • les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, qui touchent une grande majorité des femmes ; 

  • les troubles du sommeil, souvent liés aux sueurs nocturnes, ou à une agitation difficile à expliquer, au stress ou à l’anxiété. 

Sur le plan émotionnel et cognitif, irritabilité, anxiété, sautes d'humeur et difficultés de concentration sont fréquemment rapportées par les femmes en période de préménopause : elles sont directement liées aux fluctuations hormonales et peuvent parfois être confondues avec un épisode dépressif ou un syndrome d'épuisement.

Enfin, d’autres symptômes, parfois moins connus, méritent d'être pris au sérieux afin de ne pas les attribuer à tort à d'autres causes :

  • sécheresse vaginale et inconfort lors des rapports sexuels, 

  • baisse de la libido, 

  • douleurs articulaires, 

  • prise de poids abdominale, 

  • palpitations, 

  • maux de tête plus fréquents 

  • ou encore modifications de l’aspect de la peau et des cheveux.

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Si vous présentez plusieurs de ces symptômes de façon simultanée ou répétée, ne les minimisez pas et ne les attribuez pas systématiquement au stress ou à la fatigue. Consultez sans tarder votre médecin traitant ou votre gynécologue : poser le bon diagnostic permet d'écarter d'autres causes (troubles thyroïdiens, anémie, dépression…) et d'envisager une prise en charge adaptée si nécessaire.

Quelles options de traitement pour soulager les symptômes de la préménopause ?

Il n'existe pas de traitement universel de la périménopause : la prise en charge est toujours individualisée, dépend de l'intensité des symptômes qui se manifestent, de l'état de santé général de chaque femme, ainsi que de ses antécédents personnels et familiaux. En cas de besoin de prise en charge médicale, deux grandes approches coexistent.

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La périménopause s'accompagne souvent d'un besoin de suivi médical renforcé : consultations gynécologiques, bilans biologiques, voire ostéodensitométrie selon les facteurs de risque. Selon votre formule de complémentaire santé APRIL, vous pouvez justement  profiter de  niveaux de remboursement supérieurs sur les consultations spécialistes et les examens complémentaires, pour prendre soin de vous à ce cap spécifique de la vie, sans arbitrage financier. 

Le traitement hormonal de la ménopause (THM)

Le traitement hormonal de la ménopause (qu’on appelle aussi traitement hormonal substitutif ou THS) vise à compenser la baisse d'œstrogènes et de progestérone par un apport extérieur d’hormones. Il s’agit du traitement actuellement reconnu comme le plus efficace en cas de symptômes sévères, notamment les troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur et sueurs nocturnes), la sécheresse vaginale, et les problèmes urinaires.

Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, il n’est pas nécessaire d’attendre le terme strict des 12 mois d'aménorrhée pour débuter un traitement THS : après évaluation clinique, les femmes symptomatiques peuvent donc bénéficier d’un traitement hormonal dès leur préménopause. Le rapport bénéfice-risque de ce dernier doit toutefois être réévalué chaque année, afin de limiter autant que possible la durée du traitement. 

J’ai longtemps entendu dire que le traitement hormonal de la ménopause était risqué pour la santé. Et depuis peu, je lis le contraire : prendre des hormones ne serait pas dangereux, au contraire. Que faut-il en penser ?

Suite à une étude médicale conduite en 2002 et ayant eu un fort retentissement international, les prescriptions de THM ont en effet diminué, par crainte de risque associé de maladies cardiovasculaires ou de cancer du sein. Mais 20 ans plus tard, ces précautions ont été contredites par une nouvelle recherche conduite sur 800 000 femmes pendant 10 années. Selon l’Inserm, le rapport bénéfice/risque de ce traitement est en effet largement positif pour la majorité des femmes, dès lors qu’il est commencé dans les premières années suivant l’apparition des symptômes (1)

Pour autant, le traitement hormonal n’est pas anodin : sa durée doit rester la plus courte possible, et il est contre-indiqué dans certaines situations (antécédents de cancer du sein ou de maladies cardiovasculaires, antécédents de méningiome, certaines maladies du foie, et saignements génitaux inexpliqués). Chaque prescription suppose un diagnostic et une évaluation médicale très précise. 

Les approches non hormonales de la préménopause

Pour les femmes dont les symptômes sont modérés, ou qui ne peuvent pas bénéficier d’un  THM du fait d’une contre-indication, des alternatives thérapeutiques peuvent toutefois participer à les soulager : 

  • certains médicaments non hormonaux (inhibiteurs de recapture de la sérotonine, gabapentinoïdes), délivrés sur prescription médicale, peuvent atténuer les bouffées de chaleur sévères ; 

  • les mesures hygiéno-diététiques jouent également un rôle important : activité physique régulière, alimentation équilibrée riche en calcium et en vitamine D, réduction du tabac et de l'alcool, gestion du stress ;

  • les médecines douces, enfin, peuvent améliorer le confort de vie des femmes préménopausées : acupuncture, hypnose, sophrologie, phytothérapie, yoga ou encore méditation de pleine conscience… Ces soins naturels participent parfois à réguler les troubles de sommeil, d’anxiété et de changement d’humeur. Ces approches pour bien vivre la ménopause ne remplacent toutefois pas une prise en charge médicale si les symptômes sont intenses, mais elles constituent un complément utile et bien toléré, à mentionner à votre médecin pour une approche globale cohérente.

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Périménopause : à retenir

  • La périménopause est une phase de transition hormonale naturelle qui précède la ménopause et débute le plus souvent entre 45 et 47 ans.

  • Les symptômes peuvent apparaître progressivement et fluctuer d’un mois à l’autre : règles irrégulières, bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil ou variations de l’humeur.

  • Certaines manifestations moins connues, comme les douleurs articulaires, les palpitations ou la sécheresse vaginale, peuvent aussi être liées à la préménopause.

  • Toutes les femmes ne vivent pas cette période de la même façon : l’intensité des symptômes varie fortement d’une personne à l’autre.

  • Une grossesse reste possible tant que les règles ne sont pas absentes depuis 12 mois consécutifs : une contraception peut donc rester nécessaire.

  • Le traitement hormonal de la ménopause (THM) peut être proposé dès la périménopause en cas de symptômes importants, après évaluation médicale personnalisée.

  • Des solutions non hormonales et des ajustements du mode de vie peuvent également contribuer à améliorer le confort au quotidien.

Périménopause : vos questions, nos réponses

Peut-on tomber enceinte pendant la périménopause ?

Oui. Tant que les règles ne sont pas arrêtées depuis au moins 12 mois consécutifs, une grossesse reste possible. La contraception doit donc généralement être maintenue jusqu'à la confirmation de la ménopause. Votre médecin ou gynécologue vous conseillera sur les options les mieux adaptées à cette période de transition.

Comment distinguer périménopause et dépression ?

Elles peuvent en effet se présenter de façon similaire : fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, perte de motivation... Mais leur distinction est importante car leur prise en charge est différente. Un bilan médical complet, incluant si besoin un dosage thyroïdien et une évaluation psychologique, permet de poser le bon diagnostic. Et dans certains cas, les deux peuvent coexister.

Le THM augmente-t-il le risque de cancer du sein ?

La question mérite une réponse nuancée (2). D'après une méta-analyse reprise par la HAS en 2025, le rapport bénéfice-risque du traitement hormonal est généralement positif pour les femmes qui entament un traitement hormonal dès l’apparition des symptômes de la ménopause. En revanche, il est contre-indiqué dans certains cas, notamment d’antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein ou de maladies cardiovasculaires, notamment. 

Experte Santé
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