Arthrose : les astuces méconnues qui ont changé le quotidien de Pascale

Pendant des années, Pascale a cru qu'il fallait « faire avec ». Ménager ses gestes, renoncer petit à petit, accepter les mains raides le matin... À 68 ans, cette ancienne couturière a fini par changer d'approche et découvert une poignée d'astuces qui, mises bout à bout, lui ont rendu une bonne partie de ses journées !
« Le matin, c'était le pire. Mes doigts étaient comme du bois, il me fallait vingt minutes rien que pour ouvrir un pot de confiture. J'avais réduit tout ce que j'aimais : la couture, le jardin, même écrire des cartes postales. Je me disais : c'est l'âge, c'est comme ça. » Ce qui change tout, c'est une phrase de sa kinésithérapeute : « L'articulation qui ne bouge pas, c'est celle qui fait le plus mal. » Pascale, qui protégeait ses mains à l'excès, comprend qu'elle faisait peut-être fausse route !
« On m'avait toujours dit de me reposer. En fait, ce qui me soulage le plus, c'est le mouvement doux, tous les jours. » Chaque matin désormais, avant même de se lever, Pascale ouvre et ferme les mains, fait rouler ses épaules, tourne lentement les chevilles. « Ça réveille les articulations en douceur. Quand je pose le pied par terre, je ne suis plus autant rouillée. »
La vraie révélation, ce sont les objets du quotidien repensés. « J'ai remplacé tous mes manches fins par des manches épais. Couteaux, stylos, brosse à dents : plus le manche est gros, moins l'articulation force. Pour mes stylos, j'enfile un morceau de mousse de tuyau isolant, ça coûte trois fois rien. » Elle a aussi appris à répartir l'effort autrement. « Porter un sac au creux du coude plutôt qu'au bout des doigts, pousser une porte avec l'épaule, utiliser les deux mains pour ce que je faisais d'une seule... Ce sont des réflexes minuscules, mais mes articulations me disent merci. »
« J'ai repris la couture. Pas huit heures d'affilée comme avant, mais une heure le matin, quand mes mains sont chaudes. J'ai recommencé à écrire à mes petits-enfants. Ce ne sont pas des miracles, l'arthrose est toujours là. Mais j'ai arrêté de reculer. » Son message à celles et ceux qui rangent doucement leurs activités préférées dans un tiroir : « Ne renoncez pas avant d'avoir essayé d'adapter. Parlez-en à un kiné ou à un ergothérapeute, ils connaissent des astuces qu'on n'imagine même pas ! On ne peut pas toujours guérir la douleur, mais on peut souvent lui reprendre du terrain. »
La petite astuce APRIL
L'arthrose se gère beaucoup mieux à plusieurs. Au-delà du médecin, pensez à l'ergothérapeute : ce professionnel se déplace parfois à domicile pour repérer les gestes qui vous font mal et adapter votre logement (poignées, hauteur des assises, ustensiles). Demandez à votre médecin si une prescription est possible, certaines séances peuvent être prises en charge.
Le secret de grand-mère
Le cataplasme d'argile verte, que nos aïeules appliquaient sur les articulations douloureuses. Une pâte épaisse d'argile et d'eau tiède, étalée sur un linge, posée une vingtaine de minutes sur le genou ou la main. La sensation de chaleur et d'apaisement, elle, a traversé les générations sans prendre une ride.
Les petites bulles APRIL

























