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Il est devenu le grand-père de quartier, pour des enfants qui n’en avaient pas


Ses propres petits-enfants habitent à Bordeaux et à Lyon. Il les voit quatre fois par an, peut-être cinq. « C’est comme ça » dit Michel avec un calme qui a mis du temps à venir. « On ne choisit pas où vivent les enfants de nos enfants. » Ce qu’il a choisi, en revanche, c’est de ne pas laisser cette distance creuser un vide. Il ne cherchait pas à le combler. Il cherchait juste à être utile quelque part, à quelqu’un, concrètement.

Tout a commencé avec le fils de sa voisine du dessous, Yasmine, 34 ans, élevant seule son fils de 7 ans, Adam. « Elle m’avait demandé si je pouvais le garder une heure un mercredi, une urgence au travail » se souvient Michel. « J’ai dit oui. On a fait un puzzle, on a mangé des gâteaux, on a regardé un documentaire sur les trains. Adam est reparti en disant : à mercredi prochain ? » Il n’y avait pas eu de mercredi prochain prévu. Il y en a eu quarante-deux depuis.

Puis il y a eu les frères Diallo, 6 et 9 ans, dont le père travaillait le week-end et la mère les nuits. Et Camille, 11 ans, dont les grands-parents étaient décédés. « Je ne me suis pas proposé » tient à préciser Michel. « Les choses se sont faites naturellement, par les parents qui se parlaient entre eux dans le quartier. » Aujourd’hui quatre familles font partie de ce qu’il appelle, en souriant, « son périmètre ». Il aide pour les devoirs, il emmène au parc, il enseigne les échecs, il écoute. « Je suis disponible » dit-il simplement. « Et la disponibilité, ça manque terriblement aux enfants d’aujourd’hui. »

Ce que Michel n’avait pas mesuré : ce que ces enfants lui donnaient en retour. « Adam m’a fabriqué une carte pour mon anniversaire » dit-il, et sa voix change légèrement. « Il avait écrit : pour Michel, mon papi de Paris. » Il marque une pause. « Mes vrais petits-enfants m’appellent Papi aussi. Mais ce mot dans la bouche d’Adam, ce jour-là... c’était différent. Parce qu’il l’avait choisi. Personne ne le lui avait dit de le faire. »

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Son secret de retraité

« Ne cherchez pas un grand projet. Cherchez une heure. Une heure disponible, offerte à quelqu’un qui en a besoin près de chez vous. C’est souvent là que tout commence. »

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La petite astuce APRIL

Si vous gardez régulièrement des enfants qui ne sont pas les vôtres, pensez à vérifier que votre assurance responsabilité civile vous couvre dans ce cadre. Un simple appel à votre assureur suffit à faire le point, et à garder l’esprit tranquille pour continuer à profiter de ces moments sans arrière-pensée.

Les petites bulles APRIL