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Pourquoi certains grands-parents refusent d'être appelés "Papi" ou "Mamie" (et nos alternatives)


Il y a quelques années encore, la question ne se posait presque jamais. On devenait Papi, on devenait Mamie, et c'était ainsi depuis toujours. Aujourd'hui, de plus en plus de nouveaux grands-parents grimacent en l'entendant.

Tout commence souvent au même moment : l'annonce de la naissance, la joie immense, puis cette question qu'on n'attendait pas. "Et on t'appellera comment ?" Certains répondent sans hésiter. D'autres, eux, sentent une gêne diffuse. "Mamie", ça sonne comme la fin de quelque chose.

Un refus qui n'a rien d'un caprice

Ce malaise n'est pas une lubie de génération capricieuse, c'est un vrai changement de rapport à l'âge. On devient grand-parent de plus en plus tard, souvent en pleine activité professionnelle, en pleine forme, parfois même avant d'avoir soufflé ses 50 bougies. Le mot "Mamie" traîne encore, dans l'imaginaire collectif, une silhouette voûtée au cardigan boutonné jusqu'au cou. Une image qui ne correspond à personne, ou presque. Ce refus, ce n'est donc pas un rejet du lien avec le petit-enfant, c'est un rejet de l'étiquette qui va avec.

D'où viennent les petits noms qui remplacent "Papi" et "Mamie"

Certains piochent dans les langues étrangères ou les souvenirs de voyage : Nonna, Oma, Abuela. D'autres inventent, tout simplement, parce qu'un petit-enfant de 18 mois qui essaie de dire "grand-mère" invente souvent lui-même un mot qui restera pour toujours, et c'est parfois le plus beau des hasards. D'autres encore font un choix assumé, presque politique : se faire appeler par leur prénom, pour rester avant tout eux-mêmes aux yeux de leurs petits-enfants, et pas seulement une fonction.

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Les alternatives qui séduisent le plus

Sur le terrain, quelques tendances se dégagent nettement. "Bonne-maman" et "Bon-papa" reviennent en force chez les familles qui veulent un nom tendre sans sonner daté. "Mamoune", "Papou" ou "Mémé" et "Pépé",,  longtemps jugés trop familiers — retrouvent une vraie cote chez les grands-parents qui les trouvent, justement, plus chaleureux que solennels. Et le prénom seul, ou légèrement transformé ("Nini" pour Ninon, "Jojo" pour Georges), séduit de plus en plus les grands-parents qui veulent garder un pied dans leur identité d'avant.

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La petite astuce APRIL

La meilleure option, dans la plupart des familles qui s'en sortent bien : ne rien imposer. Proposer deux ou trois pistes, puis laisser l'enfant, en grandissant, fixer lui-même le nom qui lui vient naturellement. C'est souvent lui qui décide, de toute façon, et c'est ce prénom-là, choisi sans y penser, qui devient irremplaçable.

Au fond, ce débat sur le nom dit surtout une chose : devenir grand-parent aujourd'hui, c'est vouloir vivre ce rôle sans renoncer à qui l'on est. Profiter de ses petits-enfants, les accompagner, les voir grandir,  sans pour autant se sentir vieillir plus vite qu'on ne le voudrait !

Les petites bulles APRIL