Mis à jour le  - Créé le  

Automne : les recettes de grand-mère petit budget à adopter


Nos grands-mères n'avaient pas de fond de tiroir illimité, et pourtant, personne ne repartait jamais affamé de chez elles ! L'automne, avec ses courges qui traînent au marché pour trois fois rien et son pain qui durcit trop vite, était leur saison préférée pour faire des miracles avec presque rien. Voici cinq recettes qu'on a un peu oubliées, et qui méritent largement de revenir sur la table.

Le pain perdu salé, celui qu'on ne trouve dans aucun livre de cuisine

Tout le monde connaît le pain perdu sucré. Beaucoup moins la version salée, celle que préparaient les grands-mères du Nord et de l'Est pour finir les fins de miches. On trempe des tranches de pain rassis dans un mélange d'œuf, de lait et d'un peu de fromage râpé, une pincée de muscade, puis on les dore à la poêle avec des lardons ou des restes de jambon émincés. Servi avec une salade verte bien vinaigrée, ça devient un dîner complet pour trois fois rien, et personne ne devine, à table, qu'il s'agit d'un reste.

Le velouté qui ne porte pas son nom : la soupe aux épluchures

Avant de jeter les épluchures de carottes, de pommes de terre ou de courge, on les lavait soigneusement et on les faisait revenir dans un peu de beurre avec un oignon. On mouillait avec de l'eau, un cube de bouillon si besoin, et on laissait mijoter trente minutes avant de mixer. Le résultat surprend toujours : plus concentré en goût qu'une soupe classique, parce que c'est justement là, sous la peau, que se cachent le plus d'arômes.

Le gratin de topinambours, la racine que personne n'ose cuisiner

Le topinambour a mauvaise réputation mais bien préparé, en fines rondelles gratinées avec un peu de crème allégée et une pointe de gruyère, il devient étonnamment fondant et presque sucré. C'est aussi l'un des légumes les moins chers de l'automne, largement boudé sur les étals, donc souvent bradé par les producteurs qui peinent à l'écouler.

La confiture de peaux de pomme, pour ne plus jamais rien jeter

Après une tarte ou une compote, au lieu de jeter les épluchures et les trognons, on les fait cuire longuement avec du sucre et un peu de jus de citron. Ça donne une gelée légèrement ambrée, parfaite sur une tartine du matin, et qui a le mérite de transformer un déchet en dessert. Nos grands-mères appelaient ça ""ne rien perdre"" ; aujourd'hui, on appellerait presque ça de l'anti-gaspi chic.

Le bouillon d'os du dimanche, celui qui nourrit toute la semaine

Après un rôti ou un poulet, les carcasses partaient systématiquement dans une grande casserole avec un oignon piqué de clous de girofle, une carotte, un bouquet garni, et de l'eau à couvrir. Deux heures de mijotage plus tard, on obtenait un bouillon qui servait de base à une soupe le lundi, à un risotto le mardi, à une sauce le mercredi. Une seule carcasse pouvait ainsi nourrir une famille trois jours de suite, sans qu'on ait l'impression de manger deux fois la même chose.

Rien ne se perdait, tout se transformait, et c'était souvent dans ces plats-là, nés de la contrainte, que se cachaient les meilleurs souvenirs de tablée. À vous de voir laquelle de ces recettes retrouvera, cet automne, une place dans votre cuisine !

Les petites bulles APRIL