Décryptage, conseils pratiques, lettres-types... découvrez dans notre livre blanc tout ce que la loi Lemoine vous autorise à faire en matière d'assurance emprunteur pour mener à bien votre changement d'assurance de prêt !
Assurance de prêt immobilier après un infarctus du myocarde : comment s'assurer malgré des antécédents cardiaques ?
Chaque année en France, environ 120 000 personnes déclarent un infarctus du myocarde (source : Institut Pasteur de Lille, 2026). Un accident cardiovasculaire parfois grave, qui suppose un suivi médical régulier… et qui peut ensuite peser sur l’accès à l’assurance de prêt immobilier. Pourtant, plusieurs dispositifs facilitent aujourd'hui l'accès au crédit, même des emprunteurs à risque ayant souffert d’une crise cardiaque. Zoom sur les solutions à votre portée.
Comment est évalué le risque de santé d’un emprunteur ayant déclaré un infarctus ?
L'infarctus du myocarde survient lorsqu'une artère coronaire se bouche, privant d’oxygène le muscle cardiaque. Cet accident s’accompagne parfois de complications, de séquelles, voire de récidives. Pour l'assureur, l'enjeu est alors d'évaluer précisément dans quelle mesure ces conséquences potentielles pourront générer de futurs sinistres garantis : arrêts de travail, invalidité voire décès de l’emprunteur concerné.
Les critères d'évaluation du risque
Plusieurs éléments sont déterminants dans l’évaluation du risque de santé après une crise cardiaque, parmi lesquels :
la date de survenue de l'infarctus ;
l'étendue des lésions cardiaques causées ;
la survenue de complications (insuffisance cardiaque, troubles du rythme) ;
le nombre d'artères touchées et les interventions médicales réalisées (angioplastie, pontages) ;
les facteurs de risque cardiovasculaire de l’emprunteur (tabac, diabète, hypertension, cholestérol…).
L'importance du suivi et de l'observance
L’évaluation des assureurs se fait toujours au cas par cas : une personne ayant fait un infarctus il y a plus de 5 ans, sans récidive, avec une fonction cardiaque normalisée et un suivi médical régulier, sera évaluée très différemment d'une personne ayant eu une crise cardiaque récente et/ou des séquelles importantes. Le respect du traitement, l'adoption d'une hygiène de vie saine et l'absence de nouveaux événements cardiovasculaires sont aussi des facteurs pris en compte.
Assurance de prêt senior
La loi Lemoine : emprunter sans questionnaire médical !
Depuis juin 2022, vous pouvez souscrire une assurance emprunteur sans remplir de questionnaire de santé si vous réunissez deux conditions : l'encours cumulé de crédit assuré ne dépasse pas 200 000 € par emprunteur, et le remboursement total intervient avant votre 60ème anniversaire.
Sans questionnaire médical, votre antécédent d'infarctus n'entre alors pas en ligne de compte. Vous bénéficiez du tarif standard, sans surprime ni exclusion de garantie. C'est donc une véritable opportunité pour les personnes ayant souffert d'un accident cardiaque, quelle que soit sa gravité ou son antériorité.
La délégation d'assurance, pour optimiser vos conditions
Si vous ne remplissez pas les conditions de la loi Lemoine, vous devrez remplir un questionnaire médical en toute transparence et sincérité. La délégation d'assurance peut alors devenir un atout pour obtenir une couverture adaptée.
Les assurances de groupe des banques fonctionnent généralement sur le principe de mutualisation des risques et appliquent des barèmes standardisés, auxquels n’ont parfois pas accès les emprunteurs à risque de santé aggravés : ces derniers peuvent alors se voir imposer des exclusions des garanties très importantes, ou tout simplement se heurter à des refus d’assurance.
Les assureurs en délégation proposent en revanche une tarification plus individualisée, qui les autorise à couvrir davantage de risques. Chaque dossier est étudié au cas par cas par des experts, qui apprécient l'ancienneté de votre infarctus, la qualité de votre récupération et votre observance thérapeutique.
La convention AERAS en cas de difficulté
Sachez que si vous essuyez des refus d'assurance, la convention AERAS s'applique automatiquement. Votre demande est examinée successivement à trois niveaux, sans aucune démarche de votre part. Au niveau 1, votre dossier est analysé selon les critères standards. En cas de refus ou de surprime trop importante, il passe automatiquement au niveau 2 : des équipes spécialisées disposant de barèmes élargis reprennent l’examen de votre demande. Si nécessaire, le niveau 3 fait intervenir un pool de réassureurs experts des risques très aggravés.
Par ailleurs, si votre prêt est inférieur à 420 000 € et se termine avant vos 71 ans, vous pouvez bénéficier d'un dispositif d'écrêtement des surprimes si vos revenus sont modestes. Ce mécanisme plafonne la part de la prime d'assurance dans le taux effectif global de votre emprunt.
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Mon infarctus date de 10 ans sans récidive, puis-je obtenir un tarif normal ?
Mon infarctus date de 10 ans sans récidive, puis-je obtenir un tarif normal ?
C'est possible ! L'ancienneté sans récidive est un élément favorable : demandez plusieurs devis auprès d'assureurs spécialisés.
A la différence des cancers et de l’hépatite C, l’infarctus ne fait pas partie des pathologies pouvant bénéficier du droit à l’oubli. En revanche, vous pouvez peut-être bénéficier de la suppression du questionnaire de santé si votre encours cumulé assuré est inférieur à 200 000 € et que le terme de votre crédit intervient avant vos 60 ans.
Puis-je changer d'assurance si mon état de santé s'améliore ?
Puis-je changer d'assurance si mon état de santé s'améliore ?
Oui, la loi Lemoine vous autorise à changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni pénalités. Si votre fonction cardiaque s'est améliorée ou si de nouveaux examens révèlent une évolution favorable, vous pouvez éventuellement obtenir de meilleures conditions.
Quelles exclusions de garantie peut-on m'opposer après un infarctus ?
Quelles exclusions de garantie peut-on m'opposer après un infarctus ?
Les exclusions varient selon les assureurs et votre situation. Certains peuvent exclure les garanties incapacité et invalidité pour toute pathologie cardiaque, ne conservant que la garantie décès. D'autres acceptent de couvrir l'incapacité avec une surprime. La délégation d'assurance et les dispositifs AERAS visent précisément à limiter ces exclusions et à trouver la meilleure couverture possible.

