Cette retraitée est adepte des gestes écologiques qui font une vraie différence sur son budget

À 68 ans, Monique a réduit ses factures de moitié. « Mes enfants pensaient que j'étais devenue radine ! » s'amuse-t-elle. « Mais non, j'ai juste compris qu'on pouvait vivre mieux en dépensant moins, tout en faisant du bien à la planète. »
Tout a commencé il y a quatre ans, quand elle a reçu sa facture d'électricité. « 180 euros pour deux mois ! J'étais seule à la maison depuis le départ de mon mari. Je me suis dit : c'est absurde. » Au début, Monique pensait que l'écologie, c'était compliqué et cher. « Je voyais des reportages sur les panneaux solaires à 15 000 euros, les voitures électriques... Je me disais : c'est pas pour moi, je n'ai pas les moyens » avoue-t-elle.
Mais en discutant avec une voisine, elle a découvert que les petits gestes du quotidien pouvaient tout changer.« J'ai commencé par installer un mousseur sur mes robinets. Ça coûte 5 euros en magasin de bricolage et ça divise par deux la consommation d'eau » explique Monique. « Ensuite, j'ai acheté un minuteur pour ma douche. Avant, je restais sous l'eau 15 minutes. Maintenant, je me chronomètre : 5 minutes, pas plus ! » Le résultat ? Sa facture d'eau est passée de 40 euros à 22 euros par mois. « En un an, j'ai économisé plus de 200 euros juste avec l'eau ! »
Mais c'est dans la cuisine que Monique a fait les plus grandes économies. « J'ai arrêté d'acheter de l'eau en bouteille. J'ai investi 30 euros dans une carafe filtrante, et depuis deux ans, je n'ai plus dépensé un centime en eau minérale » raconte-t-elle. Pour l'électricité, Monique a adopté des astuces simples mais efficaces. « J'ai mis toutes mes prises sur des multiprises avec interrupteur. Le soir, avant de me coucher, j'éteins tout d'un coup » explique-t-elle. « Les appareils en veille, ça consomme ! » Elle a aussi changé toutes ses ampoules pour des LED. « Ça m'a coûté 50 euros au départ, mais maintenant ma facture d'électricité est à 75 euros au lieu de 180. En six mois, l'investissement était rentabilisé ! »
Côté alimentation, Monique a découvert le vrac et les circuits courts. « Je vais au marché le samedi matin, j'achète directement aux producteurs. Les légumes moches, ceux que les supermarchés refusent, sont deux fois moins chers et tout aussi bons ! » dit-elle en riant. « Je remplis mon cabas pour 15 euros, alors qu'au supermarché je dépensais 40 euros pour la même chose. » Elle a aussi appris à cuisiner les restes. « Avant, je jetais tellement de nourriture... Maintenant, j'ai un cahier de recettes anti-gaspi. Avec un reste de poulet, je fais une soupe. Avec du pain rassis, un pudding. Plus rien ne se perd ! »
Les petites bulles APRIL

























