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Cette grand-mère est devenue "mamie au pair" à l'autre bout du monde


À 65 ans, Danielle a posé ses valises en Nouvelle-Zélande pour s'occuper de deux enfants qu'elle ne connaissait pas. « Quand j'ai annoncé ça à mes enfants, ils ont cru que je perdais la tête ! » raconte-t-elle en riant. « Ma fille m'a dit : maman, à ton âge, tu vas partir toute seule à l'autre bout du monde chez des inconnus ? Tu es folle ! » Mais Danielle avait pris sa décision.

Tout a commencé après le décès de son mari. « Pendant un an, je suis restée chez moi à ressasser. Mes enfants habitent loin, mes petits-enfants sont grands, ils ont leur vie... » confie-t-elle. « Je me sentais inutile. Et puis un jour, je suis tombée sur un article qui parlait du "granny au pair", ces grands-mères qui partent à l'étranger pour s'occuper d'enfants en échange du logement et parfois d'un petit salaire. »

L'idée l'a d'abord fait sourire. « Je me suis dit : c'est pour les jeunes, pas pour moi ! » avoue Danielle. « Mais plus j'y pensais, plus ça me tentait. J'avais toujours rêvé de voyager, mais mon mari n'aimait pas ça. J'avais du temps, de l'énergie, et surtout cette envie de me sentir utile à nouveau. »

Danielle a trouvé une famille à Auckland : Sarah et Tom, un couple de médecins avec deux enfants de 5 et 7 ans. « Ils m'ont expliqué qu'ils cherchaient quelqu'un de calme, de patient, qui puisse aussi transmettre des valeurs. Pas une jeune fille qui pense à sortir le soir ! » explique-t-elle. « On a fait plusieurs appels vidéo. J'ai senti tout de suite qu'on était sur la même longueur d'onde. »

Son rôle ? S'occuper des enfants après l'école, préparer les repas, les aider à faire leurs devoirs. « Je travaille environ 25 heures par semaine. En échange, je suis logée, nourrie » détaille-t-elle. « Mais surtout, j'ai trouvé une nouvelle famille ! »

Les premiers jours ont été difficiles. « Le décalage horaire, la langue... même si je parle anglais, j'avais du mal à comprendre l'accent néo-zélandais ! » raconte Danielle. « Et puis, m'occuper d'enfants tous les jours à mon âge, c'est physique ! Mais très vite, on a trouvé nos routines. » Elle a apporté sa touche personnelle. « Je leur apprends des chansons françaises, je leur fais découvrir notre cuisine. La semaine dernière, on a fait des crêpes ! Ils adorent. »

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Son secret de retraitée

« N'ayez pas peur de sortir de votre zone de confort. On pense toujours qu'après un certain âge, c'est fini. Mais c'est faux ! Si vous avez de l'énergie, de l'amour à donner, des compétences... il y a plein de familles dans le monde qui ont besoin de vous. Et vous, vous avez besoin de vous sentir utile. »

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La petite astuce APRIL

Si l'idée vous tente, commencez par une mission courte (1 à 3 mois) dans un pays francophone ou proche (Belgique, Suisse, Québec). Vérifiez votre assurance santé pour l'étranger, demandez des références à la famille d'accueil, et prévoyez toujours un plan B (argent de côté pour un billet retour). Plusieurs plateformes sérieuses existent. L'aventure peut commencer à tout âge !

Les petites bulles APRIL