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Pourquoi le médecin de Monique lui a conseillé d'adopter un chat


Quand son médecin lui a suggéré, au détour d'une consultation, d'adopter un animal, Monique a d'abord cru à une plaisanterie. À 70 ans, veuve depuis deux ans, elle ne se voyait pas « recommencer à s'occuper de quelqu'un ». Un an plus tard, elle ne remercie jamais assez ce conseil un peu inattendu et un petit chat gris nommé Nougat !

« J'étais venue pour ma tension, pour mon sommeil qui n'allait pas, pour cette fatigue qui ne me lâchait pas. Le docteur m'a écoutée longtemps. Et à la fin, il m'a dit : ""Monique, est-ce que vous avez pensé à prendre un animal ?"" J'ai ri. Je lui ai dit que j'avais déjà bien assez à faire avec moi-même. »

Mais la petite phrase fait son chemin. « En rentrant, j'ai réalisé que je passais des journées entières sans dire un mot à voix haute. La maison était trop silencieuse. Depuis le départ de mon mari, plus rien ne rythmait mes journées. »

Trois semaines plus tard, Monique pousse la porte d'un refuge « juste pour voir ». Elle en ressort avec Nougat. « Et là, tout a changé. Il faut le nourrir le matin, alors je me lève à heure fixe. Il vient sur mes genoux le soir, alors je m'assois et je me pose au lieu de tourner en rond. » Ce que Monique décrit, les études le confirment : la présence d'un animal apaise, structure les journées et rompt l'isolement. « Je lui parle toute la journée, à ce chat. Ça peut paraître bête, mais entendre ma propre voix dans la maison, ça m'a fait un bien fou. Et quand mes petits-enfants viennent, c'est devenu la fête, ils réclament Nougat avant même de me dire bonjour, d'ailleurs ! »

Au fil des mois, Monique remarque des changements qu'elle n'attendait pas. « Je sors davantage, parce que je discute avec les autres personnes du quartier qui ont des animaux. On ne se parlait jamais avant. Maintenant, on se retrouve, on échange. J'ai l'impression d'être reliée au monde à nouveau. » Son médecin, à la consultation suivante, a constaté du mieux. « Ma tension était meilleure, je dormais mieux, j'avais retrouvé de l'entrain. Il m'a dit en souriant : ""Vous voyez, ce n'était pas une si mauvaise ordonnance."" »

Monique tempère tout de même son enthousiasme d'un mot de prudence. « Un animal, ce n'est pas un remède miracle, et ce n'est pas une décision à prendre à la légère : c'est un engagement, un budget, des années de présence. Il faut être sûr de pouvoir s'en occuper, et penser à l'avenir. Mais si le cœur vous en dit et que vous le pouvez, alors oui, foncez ! » Elle conclut, Nougat ronronnant sur ses genoux : « On croit qu'on adopte un animal pour lui tenir compagnie. En vérité, c'est souvent lui qui nous sauve un peu ! »

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Son secret de retraité

Pour un pelage brillant et un chat en pleine forme, nos grands-mères ajoutaient une lichette d'huile (une goutte d'huile de colza ou de sardine) dans la gamelle une fois par semaine. Un geste simple, transmis à l'époque où le chat de la ferme était déjà un membre de la famille à part entière. (À adapter selon les conseils de votre vétérinaire.)

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La petite astuce APRIL

Avant d'adopter, pensez aussi à l'avenir de votre compagnon. Renseignez-vous sur les solutions de garde en cas d'hospitalisation, et sachez que des associations proposent d'accueillir temporairement l'animal d'un senior hospitalisé ou de l'aider dans les gestes du quotidien. Anticiper ces situations, c'est adopter l'esprit tranquille, pour vous comme pour lui !

Les petites bulles APRIL