• Publié le 10/20/2020
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Assurer son prêt après une dépression

La dépression est une maladie sérieuse qui peut avoir des conséquences sur votre demande d'assurance de prêt. Si vous en avez souffert, il faut en effet le déclarer lors de la souscription du contrat. Et selon la gravité de votre syndrome, certains assureurs peuvent refuser de garantir ce risque ou vous appliquer une surprime… mais pas dans tous les cas.

La dépression est-elle un handicap pour assurer son prêt ?

La dépression fait partie des maladies appelées « non-objectivables », c’est-à-dire qu’elle occasionne une souffrance altérant le fonctionnement de la personne, sans que son impact soit objectivement mesurable. Les médecins peuvent la diagnostiquer, mais pas forcément la rattacher à une cause ni déterminer quand elle prendra fin.

Facteur de risque à moyen terme, la dépression fait donc partie des pathologies que vous devez déclarer à votre assureur au moment de la souscription de vos garanties emprunteur, via le questionnaire de santé qui vous est soumis : il y est généralement demandé, notamment, si vous avez été traité et/ou hospitalisé et/ou avez souffert de symptômes dépressifs au cours des 10 dernières années. Des précisions y sont aussi demandées : les raisons de vos troubles, leur date d’apparition ou encore leur durée. N’hésitez pas à répondre de façon, bien sûr honnête, mais aussi détaillée à ces questions de contexte, qui peuvent faire toute la différence lors du traitement de votre dossier.

Les conséquences financières de la dépression sur l’assurance de prêt

Les pathologies dépressives étant considérées comme des risques aggravés, elles peuvent en effet conduire votre assureur à majorer votre prime dassurance de prêt, ou à exclure les troubles psychiatriques de ses garanties.

Pour autant, si votre dépression n’a été qu’un épisode passager réactionnel (par exemple suite à un divorce, un deuil ou un licenciement) et/ou datant de plusieurs années, elle ne laissera pas forcément présager de rechute ou de maladie chronique susceptible d’inquiéter votre assureur.

Le cas échéant, n’hésitez pas à écrire directement au médecin-conseil de votre assureur afin d’expliquer votre situation, en joignant si c’est possible une lettre de votre médecin traitant.

En revanche, si votre trouble est récent, lourd ou si vous souffrez de dépression chronique, n’hésitez pas à réaliser des devis comparatifs auprès d’assureurs spécialisés dans la couverture des emprunteurs à risques : grâce à la loi Lagarde, vous avez en effet la possibilité de choisir une autre assurance de prêt que celle proposée par votre banque. Vous pouvez aussi, en vertu de la loi Hamon et de l’amendement Bourquin, changer d’assurance en cours de prêt, pour négocier des garanties plus compétitives (par exemple si votre état de santé s’est amélioré depuis la souscription de votre premier contrat).

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