• Publié le 12/10/2020
  • 3min

Guide pratique de l’assurance auto

Les trajets pour se rendre au travail, les sorties en famille, les allers-retours à l’école, les départs en vacances… Oui, pas de doute, votre voiture vous facilite la vie au quotidien. Et en cas de panne ou d’accident, pas question que la situation se transforme en casse-tête. Pour cela, une bonne assurance auto se révèle des plus précieuses…

L’assurance auto, une obligation pour tous les propriétaires de voiture

 
Depuis 1958, tout détenteur d’un « véhicule terrestre à moteur destiné à circuler sur le sol » doit souscrire une assurance automobile. Cette obligation est encadrée par l’article L. 211-1 du Code des assurances, et concerne aussi bien une voiture particulière qu’un utilitaire, une voiture sans permis comme une voiture dormant sagement dans un garage d’un bout à l’autre de l’année.

 En revanche, vous êtes libre de choisir la formule d’assurance qui vous convient le mieux : seule l’assurance au tiers (ou la « garantie responsabilité civile ») est obligatoire. Celle-ci couvre les dommages matériels et corporels causés à un tiers lors d’un accident responsable. Elle est incluse d’office dans l’ensemble des contrats d’assurance auto destinés à des particuliers. 

Pour certains types de crédit auto, comme la LLD ou le leasing, le propriétaire du véhicule peut vous imposer des garanties supplémentaires. 

Les différents niveaux de couverture et les garanties d’une assurance auto 

Chaque compagnie d’assurance possède ses propres formules de contrat auto, avec un panel de garanties et couvertures, et des montants de franchise et d’indemnisations qui lui sont propres.  

En général, les assureurs proposent trois niveaux de garanties :

  • Une formule au tiers, avec une garantie responsabilité civile, à laquelle il est souvent ajouté quelques garanties complémentaires : défense pénale, assistance 24 h/24 ou encore la garantie des dommages corporels subis par le conducteur.
  • Une formule intermédiaire « tiers plus », avec en complément des garanties de base une couverture contre certains dommages : vol, incendie, catastrophe climatique, bris de vitres…
  • Une formule tous risques, vous offrant une couverture optimale et une indemnisation même en cas d’accident responsable.

 L’impact de votre profil d’automobiliste 

 Votre profil en tant que conducteur peut faire varier le coût de votre prime d’assurance auto. Les compagnies d’assurance vérifient notamment :

 Le type de votre permis de conduire et sa date d’obtention : êtes-vous un jeune conducteur (moins de 3 ans de permis de conduire) ?

  • Les antécédents de conduite : êtes-vous malussé ou, à l’inverse, possédez-vous un bonus ?
  • Les antécédents d’assurance auto : votre précédent contrat d’assurance a-t-il été résilié par votre assureur ?
  • L’utilisation que vous faites du véhicule : par exemple, si vous utilisez peu votre véhicule, certains assureurs pourront également vous proposer une assurance auto au kilomètre.

 Attention, si votre « profil de risque » évolue au cours de la vie de votre contrat — notamment si vous ne respectez pas les règles de la sécurité routière et êtes responsable d’infractions graves au Code de la route — votre assureur peut décider de majorer votre prime, d’exclure certaines garanties ou tout simplement de résilier votre contrat. 

L’impact du type de voiture 

Autre critère des plus importants pour établir votre prime d’assurance auto : le type de voiture à assurer. De manière évidente, un break familial n’a pas besoin de la même assurance qu’une voiture de sport. Le niveau de couverture et le plafond des remboursements seront également différents selon que vous possédez une voiture de collection, un véhicule d’occasion, une voiture neuve, des équipements (remorque, etc.). 

Au moment d’établir un devis personnalisé, votre courtier, l’agent général d’assurance ou le simulateur en ligne prend notamment en compte le modèle du véhicule et sa cote Argus pour apprécier le coût prévisionnel de l’indemnisation d’un éventuel sinistre, et la zone de circulation et de stationnement pour estimer le niveau de risque.  

Souscrire un contrat d’assurance auto : les éléments demandés 

Lors de la souscription d’un nouveau contrat d’assurance auto, vous devrez présenter à l’assureur des documents incontournables : 

  • la carte grise du véhicule (certificat d’immatriculation) ;
  • votre permis de conduire ;
  • un relevé d’informations (l’historique des éventuels sinistres).

 Et pour la résiliation de votre contrat auto ? Vous pouvez y mettre un terme quand vous le souhaitez, une fois passée la première année. Si vous êtes un particulier personne physique, ce sera alors à votre nouvel assureur de faire l’ensemble des démarches auprès de votre ancien assureur.   

Des démarches d’indemnisation à respecter en cas de sinistre 

En cas de sinistre, l’assuré doit se soumettre à certaines formalités, obligatoires pour mener les démarches d’indemnisation. En fonction des garanties souscrites et des plafonds de remboursements fixés, une indemnisation partielle ou totale des dégâts matériels et corporels peut être prise en charge par votre assureur.

 En cas d’accident, qu’il soit responsable ou non responsable, il est fortement recommandé de remplir un constat à l’amiable.. Une fois le constat dûment complété et signé, vous devez le faire parvenir à votre assureur. Si vous n’avez pas réalisé de constat, l’accident doit être déclaré avec le maximum d’informations concernant les circonstances du sinistre. Cette déclaration permet ainsi aux assureurs de déterminer les responsabilités de chacun.  

Le sinistre a eu lieu sur le territoire français, il ne concerne que des dégâts matériels et les parties impliquées sont toutes assurées en France ? Depuis 2014, vous pouvez remplir un e-constat, une version numérique du constat à l’amiable.

 Vous devez effectuer cette déclaration auprès de votre assureur dans un délai de cinq jours à compter du moment où vous en avez eu connaissance. Ce délai est réduit à deux jours en cas de vol. Dans le cadre d’un sinistre de catastrophes naturelles, cette déclaration doit être réalisée dans un délai de 10 jours suivant la publication de l’arrêté interministériel constatant l’état de catastrophe naturelle.

 Les délais sont à respecter scrupuleusement si vous souhaitez être indemnisé. Il est ainsi conseillé de réaliser cette déclaration par recommandé avec accusé de réception, la date de dépôt du recommandé faisant foi.