• Publié le 21/09/2021
  • 3min

Immobilier : comment la crise sanitaire a bouleversé nos centres-ville

Ce n’est plus une surprise : la crise sanitaire a forcé de nombreux Français à revoir leur mode de vie. Plus d’espace, moins de stress ou une proximité avec la nature sont autant de critères qui ont poussé les citadins à quitter les métropoles, entraînant de fait un engouement sans précédent pour les villes moyennes.

Les hypercentres des métropoles en perte de vitesse

Après une année 2020 inédite, rythmée par plusieurs confinements, de nombreux citadins se sont sentis à l’étroit dans leur logement, en particulier dans les grandes villes.

Certains d’entre eux ont donc souhaité déménager dans un logement plus grand, ou avec un espace extérieur. Cependant, les prix de l’immobilier étant en hausse sur tout le territoire, il s’avère compliqué pour la majorité des ménages de déménager sans augmenter leur budget. Conséquence : là où les transactions immobilières se multiplient partout en France, on constate donc qu’elles stagnent dans les grandes métropoles.

Nombre d’entre eux ont donc fait le choix de quitter Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille pour trouver refuge ailleurs. En revanche, nous n’avons pas pour autant assisté à un exode urbain. Si les Français ont effectivement boudé la capitale et les grandes villes pour leurs achats immobiliers cette année, ce n’est pas toujours pour s’installer en pleine campagne, mais aussi dans d’autres villes à taille plus modeste.

Les centres-ville de province séduisent à nouveau les acheteurs immobiliers

Auparavant très prisées uniquement pour l’achat de résidences secondaires, ou par des préretraités souhaitant acheter un nouveau logement au calme par exemple, les villes moyennes de province ont vu leur attractivité fortement augmenter ces derniers mois.

Situées sur la côte basque, en Bretagne ou encore sur la côte Atlantique, ces villes ne sont plus seulement considérées comme des destinations de vacances ou de retraite, mais bien comme un nouvel idéal de vie en résidence principale.

Généralement à quelques heures à peine de Paris en TGV ou proches d’autres grandes villes, elles réunissent plusieurs critères désormais indispensables au bien-être. De la tranquillité, une proximité immédiate avec la nature, de grands espaces, un coût de la vie moins élevé et des logements plus spacieux, les villes moyennes ont donc tout pour plaire !

Cette tendance se confirme en particulier dans les villes de bord de mer comme Biarritz, Hossegor ou encore Deauville où les prix au mètre carré ont connu une augmentation sans précédent. C’est également le cas pour des villes comme Le Mans, Mulhouse, Toulon ou Angers (1).

L’essor du télétravail : une aubaine pour le marché immobilier

Ce bouleversement du marché immobilier, et notamment l’augmentation de la demande de maisons en périphérie des grandes villes, est en grande partie dû à l’essor du télétravail.

Avec sa mise en place forcée pendant les différents confinements, les entreprises ont pu se rendre compte que leurs employés étaient tout aussi efficaces depuis chez eux et qu’elles pouvaient donc réduire certains de leurs frais. De nombreuses compagnies délocalisent leurs sièges en dehors des grandes villes, et ne demandent plus à leurs salariés de se rendre sur place toute la semaine.

Partant de ce constat, de nombreux Français ne voient plus l’intérêt d’habiter à Paris, ou dans l’hypercentre d’une grande ville puisque la proximité avec leur lieu de travail n’est plus un critère primordial.

Ces derniers ont donc pu déménager — que ce soit en achetant ou en changeant de location — dans un logement plus grand, avec un terrain et une meilleure qualité de vie, tout en conservant le même budget.

 

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