• Publié le 12/22/2020
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Mutuelle étudiante : ce qu’il faut savoir

Sécurité sociale et mutuelle, contrat individuel ou rattachement à la complémentaire santé des parents, niveaux de garanties à privilégier… Le choix d’une première mutuelle est souvent un véritable casse-tête pour les nouveaux étudiants ! Heureusement, quelques clés de lecture suffisent souvent à l’éclairer.

Qu’est-ce qu’une mutuelle étudiante

Avant la rentrée universitaire 2019, le terme « mutuelles étudiantes » se référait aux organismes mutualistes ayant en charge la gestion du régime étudiant de Sécurité sociale (LMDE, SMERRA...). Mais cette couverture sociale dédiée aux personnes inscrites dans un établissement d’enseignement supérieur a été supprimée en septembre 2019. Les étudiants sont, depuis, automatiquement affiliés au régime général de la Sécurité sociale, sans avoir à payer la cotisation annuelle jusqu’alors imposée.

S’ils relèvent donc systématiquement de la couverture de la Sécurité sociale, ils bénéficient aussi des mêmes conditions de prise en charge que les autres assurés : le remboursement de leurs dépenses de santé est très généralement partiel, à hauteur de 70 % des dépenses engagées. Ce taux de remboursement est, de plus, calculé sur la base des tarifs fixés par la Sécurité sociale : les éventuels dépassements d’honoraires, pratiqués par les médecins généralistes ou spécialistes ne relevant pas du secteur 1, sont alors entièrement à la charge des assurés.  

Les complémentaires santé permettent justement de couvrir, partiellement ou en totalité, ces restes à charge non remboursés par la Sécurité sociale. Parmi elles, les mutuelles étudiants, aux garanties et aux tarifs adaptés à ce profil particulier d’assuré. Si elles sont toujours proposées par les anciens organismes historiques de la mutualité étudiante, elles le sont aussi par la plupart des assureurs du marché dont les offres peuvent parfois être plus compétitives.  

Comment choisir sa mutuelle étudiante ? 

Jusqu’à un certain âge, et même s’il est majeur, un étudiant peut bénéficier de la mutuelle de ses parents si leur contrat le prévoit (généralement jusqu’à ses 25 ans). Mais ce rattachement n’est pas toujours avantageux : 

  • Rattaché en tant qu’ayant droit à la mutuelle de votre famille, vous bénéficiez des mêmes garanties qu’elle. Mais ces garanties ne correspondent pas forcément aux besoins de santé de votre classe d’âge. Orthodontie, cure thermale, prothèses dentaires, options de confort en cas d’hospitalisation… Même si ces soins ne vous concernent pas, votre part de cotisation est calculée en fonction d’eux. La souscription d’une mutuelle étudiante individuelle de base peut alors s’avérer parfois plus économique ;
  •  Comme vous êtes ayant droit, vous n’avez pas la possibilité de gérer de façon autonome les remboursements qui vous concernent. Ce sont vos parents qui reçoivent les relevés détaillant les soins pris en charge dont vous avez bénéficié, et qui perçoivent eux-mêmes la part de remboursement mutuelle. Un fonctionnement qui ne favorise pas l’intimité et l’autonomie…

 Autant d’inconvénients qui peuvent être évités en optant pour une mutuelle étudiante souscrite individuellement. Afin de choisir l’offre la plus adaptée, la meilleure approche consiste à demander des devis auprès de différents assureurs, en sélectionnant les garanties minimales dont vous avez besoin :  

  • Vous n’avez pas de problèmes de santé particuliers ? Privilégiez alors une offre standard de mutuelle étudiante, au prix très modéré, qui vous protégera suffisamment sans pour autant faire flamber votre cotisation ;
  • Vous portez des lentilles ? Vous devez consulter régulièrement un médecin spécialiste pratiquant les dépassements d’honoraires ? Penchez-vous sur les offres de mutuelle étudiante à la carte, pour pouvoir inclure la prise en charge des soins qui vous sont nécessaires et profiter de plafonds de remboursement raisonnables.

En cas de difficultés financières, vous pouvez également faire une demande de Complémentaire santé solidaire (CSS) qui concerne aussi les étudiants dans le besoin. Gratuite ou coûtant moins d’un euro par jour, elle est accordée sous conditions de ressources.
Informez vous aussi auprès du CROUS de votre université : certaines collectivités proposent des aides financières à la souscription d’une mutuelle étudiant.
 

Quelle mutuelle étudiante en cas d’études à l’étranger ? 

Vous souhaitez partir faire un stage ou une période d’études à l’étranger ? Attention, car votre mutuelle étudiante classique souscrite en France ne couvrira pas vos soins délivrés dans un autre pays.  

  • Si vous partez dans un pays de l’Union européenne, en Suisse, au Liechtenstein, en Islande ou en Norvège : en présentant votre Carte européenne d’assurance maladie (CEAM), vous pourrez bénéficier des conditions de prise en charge du système de santé en vigueur dans votre pays d’accueil.
    Si la prestation est gratuite pour les assurés du pays, elle le sera également pour vous. Vous n'aurez pas d'argent à avancer. Vous devrez éventuellement régler le ticket modérateur (partie des frais restant à votre charge).
    Si la prestation est payante, vous devrez faire l'avance des frais.
    Attention : les systèmes de santé varient beaucoup d'un pays européen à l'autre. Certains services peuvent être gratuits en France, mais payants dans d'autres pays.
  • Dans le cas d’études hors Europe, votre protection va varier selon les pays et les accords prévus avec la France. Mais là encore, soyez vigilant car de nombreuses destinations internationales exposent à des frais de santé très élevés, et très partiellement couverts par les systèmes de santé.

 La solution ? Souscrire une mutuelle étudiante internationale qui assure le remboursement de vos dépenses de santé partout dans le monde : dans votre pays de résidence temporaire, mais aussi en France.