Publié par  Nawelle Driouche - Mis à jour le  - Créé le  

Comment comptabiliser l’assurance emprunteur dans sa déclaration de revenus locatifs ?

Dans le cadre d’un investissement locatif, l’assurance emprunteur occupe une place essentielle : elle sécurise le remboursement du crédit en cas d’aléas de la vie, tout en pouvant, sous certaines conditions, être intégrée aux charges déductibles liées aux revenus locatifs. Pour l’investisseur, l’enjeu est double : protéger son patrimoine et optimiser la gestion fiscale de son opération. Bien comprendre le rôle de cette assurance, ses garanties et les règles applicables selon le régime d’imposition permet d’anticiper son impact sur la rentabilité du projet et de faire des choix plus éclairés au moment de souscrire son prêt.

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En résumé

  • L’assurance emprunteur est généralement exigée pour obtenir un prêt immobilier locatif et sécurise le remboursement en cas de décès, invalidité ou incapacité.

  • Elle protège la rentabilité et la pérennité de l’investissement, notamment si les loyers ne couvrent pas totalement les mensualités.

  • Les primes d’assurance peuvent être déductibles des revenus fonciers, sous conditions (bien loué, prêt lié à l’investissement, primes payées et justifiées).

  • La déduction n’est possible qu’au régime réel (exclue en micro-foncier et micro-BIC).

  • Le coût de l’assurance dépend du profil de l’emprunteur et du prêt, pas directement du type d’investissement (Pinel, LMNP, etc.).

  • L’assurance emprunteur ne couvre pas les loyers impayés : elle protège l’emprunteur, pas les revenus locatifs.

Investissement locatif et assurance emprunteur : une nécessité ?

La souscription d’une assurance est généralement un passage obligé pour se voir accorder un prêt immobilier. Cette assurance couvre les risques de décès, d’invalidité ou d’arrêt de travail de l’emprunteur, en prenant en charge soit le capital restant dû, soit les mensualités dont vous êtes redevable.

Cette exigence concerne aussi les investisseurs locatifs, d’autant plus si le montant des loyers perçus ne couvre pas complètement celui des mensualités de remboursement du prêt. La souscription d’une assurance emprunteur garantit la pérennité de votre investissement et vous protège en cas de difficultés.

Si vous trouvez l’offre de votre établissement prêteur trop chère, pensez à la délégation d’assurance de prêt : les tarifs proposés peuvent être plus compétitifs et s’adressent à tous les profils d’emprunteurs, plus ou moins âgés.

La déductibilité fiscale des primes d’assurance emprunteur dans le cadre des revenus locatifs

Autorisée par l’article 31 du Code général des impôts (CGI), la déduction des primes d’assurance de prêt est en effet possible pour les investisseurs bailleurs, si et seulement si :

  • Elles concernent des immeubles ou des parties d’immeubles dont les revenus sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers ;

  • Ces primes ont été effectivement payées durant l’année d’imposition par le contribuable bailleur ;

  • Elles sont supportées par le propriétaire lui-même ;

  • Elles peuvent être justifiées par une copie du contrat d’assurance, de la quittance ou par tout autre moyen.

L’emprunt garanti par l’assurance de prêt doit bien entendu avoir permis l’achat et/ou la rénovation du bien mis en location.

Avec mon mari, nous sommes en train de souscrire un crédit immobilier pour financer un investissement locatif. Mais notre banque nous oblige à prendre une assurance de prêt, qui vient peser sur la rentabilité de notre opération ! D’autant que nous avons plus de 50 ans et que le tarif qu’elle nous propose est assez élevé… Notre banquier peut-il vraiment nous imposer cette assurance, et si oui pourra-t-on l’optimiser fiscalement ?

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Quel type de bien souhaitez-vous assurer ?

Les conditions pour comptabiliser votre assurance emprunteur dans votre déclaration de revenus locatifs

  • Le bien doit générer des revenus fonciers imposés au régime réel : la prime d’assurance emprunteur n’est déductible que si le logement est loué nu et que les loyers sont déclarés dans la catégorie des revenus fonciers avec les charges réelles.

  • L’assurance doit être directement liée au financement du bien locatif : le contrat de prêt garanti doit avoir servi à l’achat, à la construction, à l’amélioration ou à la rénovation du bien mis en location.

  • Les primes doivent avoir été effectivement payées au cours de l’année fiscale : seule la part réglée pendant l’exercice concerné peut être intégrée à la déclaration, selon les justificatifs disponibles.

  • La dépense doit rester à la charge du propriétaire bailleur : si une partie du coût est prise en charge par un tiers, seule la fraction supportée personnellement peut être déduite.

  • Conserver les pièces justificatives est indispensable : contrat d’assurance, échéancier, attestations de paiement ou relevés bancaires peuvent être demandés en cas de contrôle.

  • Les régimes micro-foncier et micro-BIC excluent cette déduction : un abattement forfaitaire est alors appliqué, sans possibilité d’ajouter des charges réelles comme l’assurance emprunteur.

En pratique, la déduction est surtout pertinente lorsque le montant des charges, dont l’assurance de prêt, est suffisamment élevé pour rendre le régime réel plus avantageux que l’abattement forfaitaire. Il convient donc d’anticiper l’impact fiscal dès la souscription du crédit afin d’optimiser à la fois la protection de l’emprunt et la rentabilité locative.

Bon à savoir : en LMNP et en location vide, opter pour le régime réel vous engage pour 3 ans, et alourdit vos formalités de comptabilité. Pour que ce régime soit intéressant, il faut que vos charges déductibles soient supérieures à l’abattement forfaitaire du régime micro-fiscal pendant cette période.

Le type d'investissement (Pinel, LMNP etc.) influence-t-il le prix de l'assurance emprunteur ?

Non, le type d’investissement (Pinel, LMNP, location nue, SCI à l’IR, etc.) n’influence généralement pas directement le prix de l’assurance emprunteur : l’assureur s’appuie avant tout sur votre profil personnel et sur les caractéristiques du prêt, comme l’âge, l’état de santé, la profession, le montant emprunté, la durée du financement et les garanties choisies.

En revanche, le montage locatif peut avoir un impact indirect sur le coût global du projet, car il peut conduire à des besoins de couverture différents selon la manière dont le bien est exploité et le niveau de sécurité recherché.

Par exemple, un investissement en Pinel ou en LMNP ne change pas les critères tarifaires de base, mais peut orienter le choix de la quotité, de certaines options ou de la répartition de l’assurance entre co-emprunteurs. Le bon réflexe consiste donc à comparer les contrats sur des bases équivalentes, afin d’obtenir une protection adaptée sans payer pour des garanties superflues, tout en tenant compte de la fiscalité et de la rentabilité de l’opération.

L’assurance emprunteur couvre-t-elle la perte de revenus locatifs en cas d’impayés de loyer ?

Non, l’assurance emprunteur ne couvre pas les impayés de loyer ni la baisse des revenus locatifs : elle protège avant tout le remboursement du crédit en cas d’événements affectant l’emprunteur, comme le décès, l’invalidité, l’incapacité de travail ou, selon les contrats, la perte d’emploi.

Si le locataire cesse de payer son loyer, le propriétaire bailleur reste tenu de rembourser ses mensualités, sauf s’il a souscrit une garantie spécifique distincte, comme une garantie loyers impayés ou une assurance propriétaire non occupant. Il est donc important de ne pas confondre protection de l’emprunteur et sécurisation des revenus locatifs : la première concerne la personne qui rembourse le prêt, la seconde vise les loyers perçus. Pour un investissement locatif, ces deux couvertures peuvent d’ailleurs être complémentaires afin de mieux préserver l’équilibre financier du projet.

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Comment l’assurance emprunteur est-elle calculée sur un prêt financé par des revenus locatifs ?

Le calcul de l’assurance emprunteur pour un prêt adossé à des revenus locatifs repose sur plusieurs critères qui permettent d’adapter la cotisation au niveau de risque réel de l’opération.

L’assureur prend généralement en compte :

  • le capital emprunté, 

  • la durée du crédit, 

  • l’âge de l’emprunteur, 

  • son état de santé, 

  • sa profession, 

  • ainsi que les garanties souscrites, comme le décès, l’invalidité ou l’incapacité de travail.

Dans le cadre d’un investissement locatif, le mode de calcul reste proche de celui d’un prêt classique : ce ne sont pas les loyers perçus qui déterminent directement le tarif, mais bien le profil de l’emprunteur et les caractéristiques du financement.

En revanche, le fait de disposer de revenus locatifs peut rassurer l’établissement prêteur sur la capacité de remboursement globale du dossier. Selon le contrat, la cotisation peut être calculée sur le capital initial ou sur le capital restant dû, ce qui influence le coût total de l’assurance au fil du temps.

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Revenus locatifs et assurance de prêt : à retenir

  • Pour déduire l’assurance : le bien doit générer des revenus fonciers imposés au réel, le prêt doit financer le bien loué, les primes doivent être payées dans l’année et rester à votre charge, des justificatifs doivent être conservés.

  • Le choix du régime fiscal (réel vs micro) est stratégique : la déduction est intéressante seulement si les charges dépassent l’abattement forfaitaire.

  • Le calcul de l’assurance repose sur : âge, santé, profession, montant et durée du prêt, garanties choisies (et non sur les loyers).

  • Comparer les contrats (délégation d’assurance) permet d’optimiser le coût sans sacrifier la couverture.

  • Adapter les garanties (quotité, options) est essentiel pour équilibrer protection, budget et rentabilité.

  • Pour sécuriser un investissement locatif, l’assurance emprunteur peut être complétée par une garantie loyers impayés, car les deux couvertures sont distinctes.

Assurance emprunteur et revenus locatifs : vos questions, nos réponses

Quelles garanties choisir pour assurer un prêt immobilier adossé à un revenu locatif ?

Pour un prêt immobilier financé par des revenus locatifs, le choix des garanties doit avant tout sécuriser le remboursement du crédit en cas d’imprévu. En pratique, l’essentiel est de privilégier une couverture adaptée à votre profil et à la structure de l’opération :

- Décès et perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) : garanties de base à retenir dans la majorité des cas, car elles protègent le capital restant dû.

- Incapacité temporaire de travail (ITT) et invalidité : utiles si vos revenus dépendent fortement de votre activité professionnelle et que vous souhaitez sécuriser les mensualités.

- Perte d’emploi : option à étudier seulement si votre situation salariée le justifie, car elle n’est pas toujours indispensable pour un investissement locatif.

- Adaptation du niveau de couverture : il est possible d’ajuster la quotité, les exclusions et les franchises pour conserver un bon équilibre entre protection et budget.

L’objectif est de choisir des garanties cohérentes avec votre âge, votre état de santé, votre statut professionnel et la part du prêt réellement exposée au risque. Pour un investissement locatif, une couverture bien calibrée permet de protéger votre patrimoine sans alourdir inutilement le coût global de l’opération.

Quelles sont les différences entre assurance emprunteur pour résidence principale et pour investissement locatif ?

Pour une résidence principale, l’assurance emprunteur vise avant tout à protéger le foyer et le logement occupé au quotidien, avec une couverture souvent calibrée selon la situation familiale et la stabilité des revenus.

Dans le cadre d’un investissement locatif, l’objectif est différent : il s’agit surtout de sécuriser le remboursement du prêt et de préserver la rentabilité du projet, la prime pouvant en plus être prise en compte dans les charges déductibles sous conditions. Les garanties choisies, la quotité assurée et le niveau de couverture peuvent donc être ajustés de manière plus stratégique selon le type de bien et le profil de l’emprunteur.

Peut-on obtenir une assurance emprunteur sans questionnaire médical pour un prêt locatif ?

Oui, il est parfois possible d’obtenir une assurance emprunteur sans questionnaire médical pour un prêt locatif, mais cela dépend principalement du montant assuré, de l’âge de l’emprunteur et des conditions prévues par le contrat. Certains dispositifs permettent une souscription simplifiée lorsque les critères d’éligibilité sont respectés, ce qui facilite l’accès à une protection rapide sans formalités de santé. Pour un investissement locatif, cette solution peut être intéressante si l’on souhaite aller vite tout en sécurisant le financement ; en revanche, les garanties proposées et le niveau de couverture peuvent varier d’une offre à l’autre. Il reste donc essentiel de comparer les contrats pour vérifier qu’ils correspondent bien au projet, au budget et au niveau de protection recherché.

Experte Emprunteur
Être bien assuré, c’est avant tout être bien guidé.
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